La hausse des prix des carburants inquiète les professionnels du transport routier au Maroc

La nouvelle hausse des prix de l’essence a suscité un mécontentement généralisé parmi les professionnels du transport routier au Maroc, compte tenu des augmentations significatives adoptées par certaines sociétés de distribution, qui ont commencé à se répercuter rapidement sur les prix des carburants dans les stations-service depuis les premières heures de lundi.
Selon des sources professionnelles citées par Al Akhbar, ces augmentations interviennent dans un contexte international tendu, caractérisé par des prix du pétrole élevés au niveau mondial, ce qui affecte directement les coûts de transport. L’essence est l’élément principal de ce secteur, représentant entre 30 et 50 % des dépenses d’exploitation, ce qui fait que toute augmentation de son prix entraîne automatiquement une augmentation des coûts logistiques.
Les mêmes sources soulignent que les prix sont orientés à la hausse depuis plusieurs semaines et que cette tendance devrait se poursuivre si les tensions internationales persistent, notamment au Moyen-Orient, et leur impact sur l’approvisionnement en énergie.
Les professionnels ont également mis en garde contre les répercussions de ces augmentations sur les prix des produits de consommation, tels que les légumes, les fruits et la viande, car ils sont directement liés aux coûts de transport et de distribution. Les entreprises de transport sont obligées de revoir les prix de leurs services pour compenser la baisse des marges bénéficiaires, ce qui contribue à la spirale inflationniste qui est finalement supportée par le consommateur, ont-ils dit.
Certains distributeurs ont été critiqués pour avoir appliqué les augmentations de manière proactive, en invoquant parfois des dysfonctionnements techniques ou des ruptures de stock, ce qui a suscité la colère des citoyens.
Les professionnels du secteur ont appelé à une intervention urgente des autorités publiques en développant une stratégie claire pour faire face aux fluctuations du marché international, ainsi qu’en adoptant des mesures concrètes pour alléger la pression, y compris la révision de la structure des taxes imposées sur les carburants, qui dans certains cas dépassent 4 dirhams par litre d’essence.
Pour sa part, le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable a confirmé qu’il suivait quotidiennement l’évolution du marché mondial, notant que les niveaux des stocks nationaux sont surveillés pour assurer un approvisionnement régulier du marché. Il a également appelé toutes les parties prenantes à faire preuve de responsabilité et à éviter toute pratique susceptible de nuire au pouvoir d’achat des citoyens.
Cette situation intervient dans un contexte d’inquiétude croissante quant à l’impact de la hausse continue des prix des carburants sur le coût de la vie et les équilibres économiques, en particulier après la mise en œuvre d’augmentations décrites comme l’une des plus importantes de ces deux dernières années, dans le contexte d’une crise énergétique mondiale liée aux tensions au Moyen-Orient.



