L’Espagne révèle le sort des migrants de Ceuta… « La grande majorité » a été renvoyée au Maroc

Le ministère espagnol des Affaires étrangères a affirmé que « la grande majorité » des migrants entrés dans la ville de Ceuta avaient été renvoyés au Maroc, dans une clarification officielle intervenue à la suite de la polémique qui a accompagné la dernière vague d'arrivées vers la ville.
Dans un communiqué officiel, le ministère a précisé que la récente décision rendue par la Cour suprême ne concernait que les procédures relatives aux arrivants par voie maritime et n’entraînait aucun changement supplémentaire dans les règles en vigueur.
Le ministère espagnol des Affaires étrangères a souligné que cette décision ne modifie pas la loi sur l’immigration, ne rend pas illégaux les renvois à la frontière et n’ouvre aucune nouvelle voie d’entrée en Espagne.
Le ministère a affirmé que l’entrée irrégulière via Ceuta ou Melilla ne confère pas à son auteur le droit de séjour ni la liberté de circulation en Espagne ou dans l’espace de l’Union européenne, tout en mettant en garde contre les risques mortels liés à ces tentatives.
Elle a ajouté que la barrière maritime dans la zone de Tarajal, à Ceuta, est pleinement conforme à l’arrêt de la Cour suprême et aux pratiques de refoulement en vigueur à la frontière.
Selon le communiqué, le système de contrôle à Ceuta et Melilla repose sur deux points de contrôle principaux : le premier à la frontière marocaine, et le second lié au contrôle de l’espace Schengen lors des départs par voie maritime ou aérienne.
Le ministère a souligné que personne ne peut monter à bord d’un navire ou d’un avion sans que son identité ait fait l’objet d’un contrôle rigoureux de la part de la police nationale espagnole.
Dans le même ordre d’idées, le ministère espagnol des Affaires étrangères a démenti tout lien entre le programme de régularisation des migrants et la récente crise qu’a connue Ceuta.
Elle a précisé que ce programme ne concernait que les personnes qui résidaient en Espagne avant le 1er janvier 2026 et n’incluait pas celles qui avaient franchi la frontière récemment lors de la dernière vague migratoire.



