Égypte… Condamnation à mort de la journaliste Sarah Khalifa et de 11 autres personnes dans une affaire de trafic de drogue

Un tribunal égyptien a condamné à mort la journaliste Sara Khalifa et 11 autres accusés, après les avoir reconnus coupables d'appartenance à un réseau criminel soupçonné de fabrication, d'importation et de trafic de stupéfiants.
Selon les éléments du dossier, les autorités ont pu, au cours de l'opération de sécurité, saisir plus de 750 kilogrammes de stupéfiants et de matières premières utilisées à leur fabrication.
Les enquêtes ont également permis de mettre au jour deux appartements que, selon les autorités, le réseau utilisait comme laboratoires de fabrication de stupéfiants ; des armes à feu et des munitions détenues illégalement y ont également été découvertes.
Sara Khalifa est âgée de 39 ans et compte environ 2,5 millions d’abonnés sur Instagram. Elle s’est fait connaître dans les médias grâce à l’émission « Mission impossible », qui traitait de sujets liés à la sécurité et à la criminalité.
Outre ses activités médiatiques, Khalifa possède une clinique spécialisée dans la chirurgie esthétique et dirige une société de production active dans l’organisation de fêtes et d’événements.
Le tribunal a prononcé sa condamnation à mort par pendaison, ainsi que celle des autres accusés dans cette affaire, cette décision restant susceptible d’appel conformément aux procédures légales en vigueur.
Le verdict a été prononcé après que le dossier a été transmis au mufti de la République pour obtenir un avis juridique, une étape obligatoire dans les affaires pouvant aboutir à la peine de mort en Égypte.
Dans une autre affaire, Sarah Khalifa avait déjà été condamnée à cinq ans de prison pour des faits liés à la participation à l’enlèvement et à l’agression d’un jeune homme.
L’Égypte applique la peine de mort pour un certain nombre de crimes, parmi lesquels le meurtre avec préméditation, le terrorisme, certains cas de viol et le trafic de stupéfiants.
Selon les données d’une commission égyptienne chargée des droits et des libertés, le nombre de condamnations à mort prononcées dans le pays en 2025 s’élevait à environ 541.



