Le Maroc et l’Inde ouvrent un nouveau chapitre de leur coopération pour relever les défis liés à l’eau

Le Maroc et l'Inde ont examiné les moyens d'élargir leur coopération bilatérale dans le domaine de la gestion des ressources en eau, à l'occasion de la sixième réunion du groupe de travail conjoint entre les deux pays, qui s'est tenue jeudi à New Delhi, la capitale indienne.
Cette rencontre s’est tenue en marge de la neuvième édition de la Semaine internationale de l’eau en Inde, dans le cadre de la poursuite de la mise en œuvre du protocole d’accord signé par les deux pays en décembre 2017, ainsi que pour donner suite aux recommandations issues de la cinquième réunion du groupe de travail conjoint, qui s’était tenue à Rabat en juin 2025.
Au cours de cette réunion, les deux parties ont réaffirmé leur volonté de renforcer le partenariat existant, à travers l’échange d’expériences et de savoir-faire, ainsi que la mise à profit des meilleures pratiques dans un certain nombre de domaines liés à l’eau.
Le Maroc présente son expertise en matière de gestion des barrages et des eaux souterraines
Au cours de la rencontre, la délégation marocaine a présenté un exposé sur les principales caractéristiques du secteur de l’eau au Royaume, en mettant l’accent sur l’expérience nationale en matière de gestion des ouvrages hydrauliques et d’entretien des barrages.
La présentation a également abordé les méthodes de gestion des ressources en eaux souterraines, ainsi que les mesures adoptées pour prévenir les risques d’inondations et faire face aux périodes de sécheresse.
La partie marocaine a notamment mis en avant l’expérience de l’Agence du bassin hydrographique de la Moulouya, ainsi que le rôle qu’elle joue dans la gestion des ressources en eau et la réponse aux défis liés à la rareté de l’eau et aux aléas climatiques.
L’Inde présente son expérience en matière de modernisation des réseaux d’irrigation
De son côté, la délégation indienne a présenté une série d’expériences liées à la modernisation des réseaux et des zones d’irrigation, ainsi que les mécanismes de gestion des eaux souterraines et d’entretien des barrages.
La délégation indienne a également présenté les programmes de formation et de développement des compétences supervisés par l’Académie nationale de l’eau, visant à renforcer les capacités des cadres et des spécialistes travaillant dans ce secteur.
Cette rencontre a constitué l’occasion d’échanger des points de vue sur les techniques et les solutions susceptibles d’être adoptées pour améliorer l’efficacité de l’utilisation des ressources en eau et renforcer la capacité des deux pays à faire face aux pressions croissantes que connaît le secteur.
Préparation d’une septième réunion entre les deux pays
À l’issue de la réunion, le Maroc et l’Inde ont réaffirmé leur engagement à poursuivre la mise en œuvre des dispositions du protocole d’accord signé entre eux, tout en maintenant une coordination et une concertation permanentes entre les institutions concernées.
Les deux parties ont également convenu de poursuivre la préparation de la septième réunion du groupe de travail conjoint, afin d’assurer le suivi des projets et initiatives proposés et d’approfondir la coopération dans les domaines d’intérêt commun.
La délégation marocaine était présidée par Rachid Madah, directeur des équipements hydrauliques au ministère de l’Équipement et de l’Eau, en présence de Narges Al-Amrati, directrice de l’Agence du bassin hydrographique de Moulouya, et de Lamia Bentahel, cadre au service de la coopération du ministère.
La Semaine internationale de l’eau rassemble des experts de plusieurs secteurs
La Semaine internationale de l’eau se tient en Inde du 22 au 26 septembre, avec la participation de nombreux décideurs, experts, chercheurs, ainsi que de représentants du secteur privé et de la société civile.
Des représentants de start-ups et de jeunes professionnels participent également à cet événement, dans le but de discuter des principaux défis liés à l'eau et d'examiner les solutions et innovations possibles pour y faire face.
La coopération maroco-indienne dans ce domaine intervient à un moment où le besoin d’échanger des expériences et des technologies liées à la gestion des ressources en eau se fait de plus en plus pressant, notamment face aux défis que représentent la sécheresse, le changement climatique et la demande croissante en eau.



