Des membres du Syndicat marocain de la presse réclament la tenue d’un congrès extraordinaire

Les membres du bureau exécutif du Syndicat national de la presse marocaine ont adressé une pétition au président du syndicat, Abdelkbir Akhchichen, dans laquelle ils demandent l’ouverture des dossiers relatifs à la gestion organisationnelle, administrative et financière de l’organisme, ainsi que de faire le point sur ses relations extérieures et sur la manière dont elle a géré les élections du Conseil national de la presse, tout en appelant à une clarification des responsabilités et à l’élaboration d’un plan de redressement aboutissant à la tenue d’un congrès national extraordinaire.
La pétition, intitulée « Pour redresser la barre et sauver le Syndicat national de la presse marocaine », est datée du 8 octobre dernier à Rabat. Ses signataires y présentent un diagnostic critique de la situation interne, évoquant des dysfonctionnements organisationnels, administratifs et de gestion, ainsi que le recul du rôle du bureau exécutif dans la prise de décisions et l’examen des dossiers fondamentaux.
Les auteurs de la pétition soulignent que les remarques et réserves qu’ils avaient déjà exprimées dans des correspondances internes n’ont pas abouti aux corrections requises, et appellent à un retour au fonctionnement institutionnel et collectif, ainsi qu’au respect des compétences attribuées aux organes du syndicat et du calendrier de leurs réunions, et à l’implication des membres dans l’élaboration des décisions, des prises de position et des communiqués.
Dossier des élections du Conseil national de la presse
La pétition consacre une partie aux élections du Conseil national de la presse, les signataires réclamant une évaluation exhaustive des différentes étapes de ce scrutin, depuis la constitution de la commission des candidatures et son mode de fonctionnement jusqu’au processus de dépôt des candidatures, tout en examinant les résultats et les répercussions liés à ce dossier.
Les signataires ont également soulevé la question de la candidature au poste de président du syndicat et ont évoqué, dans ce contexte, un arrêt rendu en appel, soulignant que le traitement des implications de ce dossier doit s’inscrire dans un esprit de responsabilité et de respect des institutions et de la loi.
Le document s’est attardé sur un jugement rendu par le tribunal de première instance de Rabat le 30 septembre 2026 concernant la légalité de la réunion du Conseil national de la presse, et a estimé que les développements qui y sont liés nécessitaient un débat interne responsable et une évaluation de la manière dont le syndicat gère cette phase.
Revendications financières et organisationnelles
Sur le plan financier, les membres du bureau exécutif ont demandé que le rapport financier annuel soit présenté et discuté, en précisant les raisons qui ont empêché sa soumission au bureau pour approbation avant sa présentation lors de la session du Conseil national tenue le 4 juillet 2026, en s’appuyant sur l’article 42 des statuts du syndicat.
Les signataires ont également appelé à évaluer les mesures administratives et organisationnelles ainsi que le respect des compétences du Bureau exécutif en matière de prise de décision, et à faire le bilan de la coordination avec les instances professionnelles et syndicales ainsi qu’avec les partenaires, afin de dresser un état des lieux des résultats des décisions prises dans ce cadre.
Relations extérieures et demande de congrès extraordinaire
Les revendications se sont étendues aux relations extérieures du syndicat, les signataires ayant appelé à en évaluer le bilan, notamment en ce qui concerne la Fédération internationale des journalistes, l’Union des journalistes arabes et d’autres organismes et institutions concernés, ainsi qu’à identifier les causes de ce qu’ils ont qualifié de blocage ou d’échec dans certaines de ces relations, et à œuvrer au renforcement de la présence du syndicat et à la restauration de sa position aux niveaux national, régional et international, tout en rappelant les dispositions des statuts qui confèrent au président du syndicat la responsabilité des relations extérieures.
En conclusion de la pétition, les signataires ont demandé que soient prises les décisions organisationnelles nécessaires pour remédier aux dysfonctionnements qu’ils ont signalés et clarifier les responsabilités qui en découlent, et de convenir d’un plan d’action assorti d’un calendrier précis, de manière à rétablir la régularité du fonctionnement des instances syndicales, à renforcer leur efficacité et à leur redonner leur rôle.
Ils ont également demandé l’application de l’article 15 des statuts relatifs au congrès extraordinaire, et la tenue d’un congrès national extraordinaire conformément aux procédures et règles organisationnelles en vigueur, y voyant un moyen de redresser la situation et de remédier aux problèmes internes du syndicat.



