Santé

Le Centre africain convoque les ministres de la Santé à une réunion d’urgence sur Ebola

Le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies a appelé à la tenue d’une réunion virtuelle d’urgence réunissant plusieurs ministres africains de la Santé, afin de suivre l’évolution de l’épidémie du virus Ebola et de renforcer la réponse sanitaire sur le continent.

Cet appel fait suite à la découverte d’un cas d’infection au Nigeria, alors que le virus Ebola-Bundibugyo se propage dans trois régions du continent, avec des cas recensés en République démocratique du Congo, en Ouganda, au Kenya et au Nigeria. Cinq mois après le début de l’épidémie, le nombre de cas confirmés a dépassé les dix mille.

Évaluation de la situation et coordination des passages frontaliers

Le Centre a indiqué que la réunion avait pour objectif d’évaluer la situation actuelle, de renforcer la coordination transfrontalière entre les États, d’accélérer l’acheminement de l’aide vers les pays touchés et de renforcer la préparation à l’échelle du continent tout entier, afin de contribuer à unifier les efforts sanitaires et à endiguer la propagation du virus.

Cette action collective semble toutefois semée d’embûches, car la propagation du virus pourrait entraîner des tensions diplomatiques entre les États concernés, comme l’a montré le cas de la patiente dont l’infection a été confirmée au Nigeria, alors que le mystère plane toujours sur la source de sa contamination.

Une patiente en Suisse et des contrôles aux frontières remis en question

La patiente, épouse d’un diplomate, avait passé deux semaines en Ouganda, bien que les autorités aient officiellement déclaré le pays exempt d’Ebola depuis la fin du mois d’août dernier. Elle reçoit actuellement des soins médicaux en Suisse, tandis que les circonstances de sa contamination continuent de soulever des questions quant au parcours du virus entre les pays.

Le directeur du Centre africain de prévention et de contrôle des maladies a déclaré que la patiente avait probablement contracté l’infection « n’importe où », estimant que la propagation du virus avait mis en évidence des lacunes dans les mesures de contrôle aux frontières, qu’il a qualifiées de « n’étant pas au niveau requis ».

Ce cas met en évidence la difficulté à identifier la source de l’infection et à retracer ses voies de transmission, ainsi que les obstacles auxquels se heurtent les pays africains pour coordonner la surveillance sanitaire aux frontières, compte tenu de la circulation des personnes entre les pays et de la possibilité que des cas apparaissent en dehors des zones où l’on pense que le virus se propage.

Près de cinq mille décès

Les autorités sanitaires ont annoncé, mardi 27 octobre, que le nombre de cas confirmés avait dépassé les dix mille, la grande majorité d’entre eux étant concentrés en République démocratique du Congo, tandis que le nombre total de décès avoisinait les 5 000, cinq mois après le début de cette nouvelle vague.

En République démocratique du Congo, le taux de mortalité avoisine les 50 %, selon l’Institut congolais de santé publique, ce qui reflète l’ampleur des défis auxquels sont confrontées les autorités sanitaires pour prendre en charge les malades et limiter la transmission du virus.

Au Kenya, les autorités sanitaires assurent le suivi d’un certain nombre de personnes ayant été en contact avec des cas confirmés, après l’enregistrement de neuf cas confirmés et le décès de deux personnes infectées, dans le cadre des efforts visant à retracer les contacts et à empêcher le virus de se propager dans de nouvelles régions.

Alors que le nombre de cas confirmés dépasse les 10 000 et que le nombre de décès avoisine les 5 000, le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique) et les gouvernements concernés se trouvent confrontés à une tâche difficile consistant à harmoniser la réponse sanitaire, à renforcer la surveillance aux frontières et à accélérer l’aide aux pays touchés, dans un contexte de craintes quant à la poursuite de la propagation de l’épidémie et à ses répercussions sanitaires et régionales.

كريم بوخريص

بوقريس كريم صحفي متخصص في كرة القدم، ويملك خبرة تمتد لسبع سنوات في مجال الصحافة الرياضية المغربية. تعاون مع وسائل إعلام مثل "لو ماتان سبور"، "أطلس فوت" و"راديو ماروك سبور"، وينشر تحليلات تكتيكية وتقارير معمقة حول كرة القدم المغربية، مع تركيز خاص على المنتخبات الوطنية.

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