Coupe d’Afrique des Nations 2025 : Comment Ashraf Hakimi est revenu rapidement et avec un minimum de risques

Achraf Hakimi a repris la compétition avec l’équipe nationale marocaine à un moment très délicat, avant les huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, dans un retour qualifié d’exemplaire en termes de planification, d’engagement médical et de coordination entre le club et l’équipe nationale. La participation du capitaine des Lions de l’Atlas au match contre la Zambie le lundi 29 décembre (3-0) est non seulement une bonne nouvelle pour les supporters, mais aussi le résultat d’un processus de rééducation rigoureux visant à minimiser les risques, plutôt que de risquer de faire jouer le joueur avant qu’il ne soit complètement prêt.
Retour dans 55 jours : Respecter le temps médical au lieu de se précipiter
La blessure de Hakimi remonte au 4 novembre dernier, lorsqu’il s’est foulé la cheville lors du match de Ligue des champions contre le Bayern Munich, suite à un violent tacle de Luis Diaz. Dès lors, le défi est double : Un rétablissement complet assurant l’intégrité de l’articulation, suivi d’une reprise progressive du rythme physique et d’un état d’esprit compétitif.
Ce qui est remarquable, c’est que toutes les parties ont respecté le délai initialement annoncé, qui se situait entre 6 et 8 semaines. Hakimi est revenu au bout de 7 semaines, bien en deçà de la « fenêtre » médicale normale de la blessure, ce qui montre que l’objectif n’était pas de raccourcir le délai à tout prix, mais de revenir au premier moment sûr autorisé par les critères de rééducation.
Rôles entre Paris et l’équipe : Programme dédié et suivi permanent
Comme le souligne ICI Paris Ile de France, le cas de Hakimi a été traité de manière conjointe, sans intérêts divergents. Le PSG ne l’a pas précipité dans les matchs, préférant le laisser en dehors des calculs compétitifs le temps qu’il se rétablisse, tandis que l’équipe nationale marocaine a tenu à ne pas précipiter son retour malgré le poids du tournoi au Maroc.
Au quotidien, le joueur poursuit sa rééducation avec son kinésithérapeute à Murcie, en Espagne, parallèlement à un programme détaillé élaboré par la Fédération Royale Marocaine de Football au Complexe de Football Mohammed VI, sous la supervision du staff médical de l’équipe nationale. Pour sa part, le PSG a suivi l’évolution du cas étape par étape, selon un format qui se concentre sur trois points : La préparation articulaire, la réponse à l’effort et la progression de la reprise du rythme.
Les minutes sont comptées dans le retour : 20 minutes pour minimiser le stress sur le corps
Même au moment de son retour, l’encadrement a opté pour une approche de « chargement progressif », Hakimi n’ayant joué qu’une vingtaine de minutes contre la Zambie. Ce type de gestion vise à réhabituer le corps à des détails qui ne peuvent pas être entièrement simulés à l’entraînement : Contacts, changements de direction, accélérations soudaines et décisions sous pression.
Le message clé ici est que l’objectif n’était pas de faire un « retour symbolique », mais d’introduire progressivement le joueur dans le jeu sans le placer dans un scénario physique difficile qui pourrait ouvrir la porte à une rechute.
Contact permanent et message public de remerciement de la part de Rakraki
L’ensemble du processus a été caractérisé par une communication constante, efficace et équilibrée entre les trois parties : Le joueur, le PSG et l’équipe nationale marocaine. Ce point a été considéré comme l’essence même du succès du retour, car il a permis de minimiser les évaluations contradictoires et de prendre la décision finale sur une base à la fois médicale et technique.
Walid Rikraki a publiquement remercié le PSG lors de la conférence de presse qui a précédé le match contre la Zambie, soulignant que la coopération était harmonieuse et que le niveau de compréhension avec le club parisien était à son apogée.
Avec ce retour, l’équipe nationale marocaine retrouve son capitaine et le meilleur joueur africain de 2025 avant les huitièmes de finale, à un moment qui apporte à l’équipe un complément technique et de leadership important, tout en soulignant que le vrai « bénéfice » a été de gérer le dossier sans risquer la santé du joueur, et avec une méthodologie qui a fait que le retour a semblé naturel plutôt qu’une course contre la montre.



