Les aliments ultra-transformés peuvent augmenter le risque de cancer du poumon : étude américaine

Selon une nouvelle étude américaine, la consommation régulière d’aliments ultra-transformés est liée à un risque accru de cancer du poumon, l’un des cancers les plus répandus dans le monde. Ces résultats ajoutent une nouvelle dimension au débat croissant sur l’impact des régimes alimentaires modernes sur les maladies chroniques, d’autant plus que ces produits sont de plus en plus présents dans les repas de tous les jours, chez nous comme à l’étranger.
Résultats de l’étude en chiffres
Les chercheurs ont utilisé les données de plus de 101 000 participants aux États-Unis, qui ont été suivis pendant 12 ans. Selon l’étude, les personnes qui consommaient le plus d’aliments ultra-transformés avaient jusqu’à 41 % plus de risques de développer un cancer du poumon que celles qui en mangeaient moins.
Les résultats ont été publiés dans la revue médicale BMJ, où les chercheurs ont noté que la taille importante de l’échantillon et la longue période de suivi donnent à l’étude un poids supplémentaire dans le suivi des associations de santé à long terme associées à l’alimentation, tout en soulignant que les résultats reflètent une corrélation statistique dans le cadre des données disponibles.
Quelle est la particularité des aliments ultra-transformés ?
Le terme « aliments ultra-transformés » est couramment utilisé pour décrire les produits alimentaires issus de multiples processus industriels et contenant une combinaison d’ingrédients modifiés et d’additifs pour améliorer la saveur, la texture et prolonger la durée de conservation. Ces produits sont souvent plus riches en :
- Sel
- Sucre
- Graisses malsaines
L’étude suggère que la composition de ces aliments, dont la densité calorique et la valeur nutritionnelle sont inférieures à celles des aliments naturels, pourrait faire partie du cadre qui explique l’association observée avec divers risques pour la santé, dont le cancer du poumon.
Explications possibles de la corrélation
Les chercheurs ont expliqué que les aliments ultra-transformés peuvent également contenir des substances ou des produits potentiellement nocifs, citant l’exemple de l’acroléine, que l’on trouve également dans la fumée de cigarette. Selon l’étude, la présence de ces composés, associée à des niveaux élevés de sel, de sucre et de graisses malsaines, pourrait expliquer pourquoi la consommation excessive de ces aliments est liée à un risque plus élevé de cancer du poumon.
D’autres possibilités sont souvent évoquées, notamment le fait que les personnes qui consomment de grandes quantités d’aliments ultra-transformés peuvent partager d’autres modes de vie ou d’alimentation susceptibles d’interférer avec les résultats, et des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer les mécanismes exacts.
Sur quoi les experts ont-ils insisté ?
Selon l’étude, les experts ont souligné l’importance d’adopter une approche pratique pour réduire progressivement ces aliments, tout en faisant davantage appel à la cuisine familiale et aux aliments naturels. Cette approche est considérée comme une stratégie de prévention importante, notamment en raison de la disponibilité et de l’accessibilité généralisées des produits ultra-transformés.



