La FAO met en garde contre l’intensification de l’activité acridienne dans le sud du Maroc

Évolution de la situation sur le terrain et de la surveillance près de Tantan
L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a mis en garde contre une recrudescence de l’activité du criquet pèlerin dans le sud du Maroc, expliquant que des groupes de larves sont passés à un stade plus avancé, se transformant en « groupes immatures et petits insectes », selon un bulletin publié mercredi sur la situation du criquet pèlerin. Le rapport note que quelques criquets adultes ont été enregistrés près de Tantan, reflétant la persistance de foyers d’activité de terrain qui nécessitent une surveillance étroite dans cette zone et les zones avoisinantes.
Ce passage des larves à des stades plus matures souligne l’importance d’une intervention précoce, car l’augmentation du nombre de petits insectes peut ouvrir la voie à la formation de populations plus importantes si les conditions environnementales sont favorables, selon la FAO. La détection de groupes de criquets adultes près de Tantan indique que l’activité n’est pas limitée à un seul stade, mais comprend différents stades, d’où la nécessité d’intensifier les opérations de reconnaissance et de suivi pour déterminer l’étendue réelle des foyers.
La baisse de température ralentit la maturation et ouvre une « fenêtre » pour l’intervention
La baisse des températures a ralenti le processus de maturation, un facteur que la FAO considère comme une opportunité pour renforcer les efforts de lutte avant le début de la « troisième génération » en Mauritanie et dans les provinces méridionales du Maroc. Le ralentissement climatique, selon le bulletin, donne du temps supplémentaire aux équipes spécialisées pour intensifier les opérations de surveillance et de traitement, et limiter l’expansion de l’activité avant que les foyers ne se transforment en vagues plus intenses.
Cette étape est importante car elle est liée au calendrier de l’intervention : Plus les foyers sont contrôlés tôt, moins il est probable que l’activité s’étende à de nouvelles zones ou se transforme en groupes plus importants qu’il sera difficile de contenir par la suite. La FAO associe le facteur climatique à la nécessité de maintenir un niveau élevé de préparation des champs, afin de ne pas manquer la « fenêtre » offerte par le ralentissement de la maturité.
L’ampleur de la lutte et la mise en garde contre la migration vers le nord et les pays voisins
La FAO signale que les opérations de lutte au Maroc ont couvert une superficie totale de 59 942 hectares, dont 43 600 hectares ont été traités par des interventions aériennes, ce qui témoigne de l’ampleur des efforts déployés pour limiter la propagation des criquets et minimiser leur impact potentiel.
Malgré ces interventions, la FAO a averti que les petits insectes pourraient se déplacer vers le nord du Maroc, avec la possibilité d’étendre les mouvements aux pays voisins tels que l’Algérie. En conséquence, la FAO recommande de maintenir un niveau élevé de surveillance et d’opérations de contrôle au sein du Royaume, y compris le suivi des foyers, et d’intervenir rapidement lorsque de nouveaux mouvements sont détectés, afin d’éviter que l’activité ne s’étende à d’autres zones ou qu’elle ne devienne une source de pression régionale.



