La France monte au créneau contre les plateformes de médias sociaux : Interdiction totale pour les enfants de moins de 15 ans
Les pays européens continuent de resserrer leur emprise sur l’impact des médias sociaux sur les jeunes générations. Après l’Australie et le Royaume-Uni, la France prend aujourd’hui une mesure radicale qui pourrait changer la donne au niveau mondial.
Vote historique à l’Assemblée nationale: 130 députés sur 151 ont voté en faveur d’un projet de loi imposant une interdiction générale de l’utilisation des plateformes de médias sociaux pour tous les enfants de moins de 15 ans. La résolution inclut les plateformes les plus populaires : Facebook, Instagram, TikTok, X (anciennement Twitter), Snapchat et autres.
Macron : « L’esprit de nos enfants n’est pas à vendre » Le président Emmanuel Macron a adopté une position ferme en déclarant que « l’esprit des enfants ne se vend pas aux plateformes américaines ou chinoises ». Cette déclaration reflète la volonté politique française de fixer des limites claires pour protéger la santé mentale et psychologique des mineurs.
Motivation de base : Protéger la santé mentale Le projet de loi est motivé par une inquiétude croissante concernant l’impact des contenus incessants et des algorithmes addictifs sur le psychisme des adolescents. Bien qu’il existe des contrôles parentaux au sein des plateformes, les législateurs estiment qu’ils sont insuffisants et n’empêchent pas l’exposition à des contenus préjudiciables, à la cyberintimidation ou à des troubles de l’image de soi.
Prochaines étapes Après son approbation par l’Assemblée nationale, le projet de loi sera transmis au Sénat pour discussion et vote final. Les partisans de l’initiative espèrent que la loi entrera en vigueur avant le début de la prochaine année universitaire, ce qui en ferait l’une des lois les plus strictes au monde dans ce domaine.
Importance Le projet de loi représente un changement stratégique dans la vision européenne des plateformes numériques, passant d’une réglementation partielle à une interdiction générale pour les groupes d’âge les plus jeunes. Sous la pression croissante des parents, des associations et des psychologues, la loi française pourrait servir de modèle à d’autres pays.



