La tuberculose au Maroc : 53 % des cas en 2025 se situeront en dehors des poumons

À l’occasion de la Journée mondiale de la tuberculose, célébrée mardi, le ministère de la santé et de la protection sociale a révélé un fait inquiétant : plus de la moitié des cas enregistrés d’ici 2025 seront liés à des formes extrapulmonaires de la maladie. Dans ce contexte, les autorités sanitaires s’efforcent de renforcer les efforts de détection précoce et d’améliorer la prise en charge des patients afin de limiter la propagation de la maladie.
Le ministère a expliqué dans un communiqué officiel que cette année, l’événement est commémoré sous le slogan : « La tuberculose n’affecte pas seulement les poumons : Prenons aussi garde aux formes extrapulmonaires », dans le but de sensibiliser à cette maladie, d’encourager les citoyens à se rendre rapidement dans les établissements de santé et de soutenir les professionnels de la santé dans le diagnostic et la prise en charge de ces cas.
Les données épidémiologiques nationales indiquent que 53% des nouveaux cas enregistrés au Maroc en 2025 seront liés à des formes extrapulmonaires, un pourcentage qui reflète l’importance de ces types, qui restent moins connus et plus difficiles à diagnostiquer, malgré leur grand impact sur la situation de la santé publique.
Dans ce contexte, une téléconférence scientifique nationale sera organisée jeudi, avec la participation de fonctionnaires du ministère, de professionnels de la santé, de représentants d’associations scientifiques, d’organisations non gouvernementales, ainsi que d’agences du système des Nations unies.
Ce symposium sera l’occasion d’analyser la situation épidémiologique de la tuberculose au Maroc, de faire le point sur les derniers développements en matière de diagnostic et de traitement des formes extrapulmonaires, ainsi que de partager les expériences et de renforcer les capacités dans ce domaine.
La lutte contre la tuberculose reste une priorité de santé publique au Maroc, dans le cadre de la mise en œuvre du Plan stratégique national de prévention et de lutte pour 2024-2030, qui vise à réduire le taux de mortalité de 60 % et le taux d’incidence de 35 % d’ici 2030.
Le plan repose sur plusieurs piliers essentiels, notamment la promotion du dépistage précoce, l’amélioration des taux de réussite des traitements, l’élargissement de l’accès aux traitements préventifs et le développement de la gouvernance par le biais d’une approche multisectorielle.
Dans ce contexte, le ministère de la santé poursuit ses efforts pour améliorer l’accès aux services de diagnostic, renforcer les capacités du personnel de santé, assurer la gratuité des traitements dans les établissements de santé et renforcer les partenariats avec les différents acteurs nationaux et internationaux.
Le ministère a souligné que la tuberculose est une maladie évitable et traitable, à condition d’un diagnostic précoce et du respect du protocole de traitement pendant toute sa durée, appelant tous les acteurs, notamment les professionnels, les institutions, la société civile et les médias, à intensifier leur mobilisation pour réduire la propagation de cette maladie.



