Le Maroc assure 51 à 55 jours de stocks de gazole et d’essence

Le ministère de la transition énergétique a confirmé que le Maroc dispose actuellement de stocks d’essence et de pétrole suffisants pour couvrir les besoins nationaux pendant 51 jours pour l’essence et 55 jours pour le pétrole, compte tenu de l’escalade des tensions au Moyen-Orient et de leurs répercussions sur les marchés mondiaux de l’énergie.
L’approvisionnement en charbon et en gaz reste garanti jusqu’à la fin du mois de juin, ce qui donne au pays une marge supplémentaire pour assurer ses besoins énergétiques pendant cette période sensible.
Cette situation survient à un moment où les prix internationaux de l’énergie sont en hausse en raison des troubles géopolitiques au Moyen-Orient. Le Maroc étant entièrement dépendant des importations de carburants, les prix de l’essence et du pétrole ont augmenté de près de 30 % depuis la fin du mois de février. L’augmentation des prix du pétrole brut en mars, suite aux frappes américaines et israéliennes sur l’Iran, a également contribué à cette pression.
Le ministère a noté que la politique de diversification des sources d’approvisionnement du Maroc, notamment en Europe et aux Etats-Unis, a permis d’atténuer l’impact de ces évolutions sur le marché national.
L’approvisionnement en charbon et en gaz se poursuit jusqu’à la fin du mois de juin
En ce qui concerne le charbon, qui représente environ 60 % de la production d’électricité du Maroc, le ministère a confirmé que les approvisionnements actuels sont garantis jusqu’à la fin du mois de juin, malgré l’augmentation des prix du charbon. De nouveaux appels d’offres seront lancés au cours du troisième trimestre de l’année pour assurer la continuité de l’approvisionnement.
En ce qui concerne le gaz, le ministère a déclaré que l’approvisionnement était également garanti jusqu’à la fin du mois de juin. La consommation a baissé de 11 % au cours du premier trimestre de l’année, grâce à l’augmentation de la production d’hydroélectricité après les récentes précipitations.
Parallèlement, le gouvernement a rétabli les subventions pour les professionnels du transport, notamment les propriétaires de taxis, de bus et de camions, afin d’atténuer l’impact de la crise actuelle au Moyen-Orient sur leurs activités.
En début de semaine, le Premier ministre Aziz Akhannouch a confirmé que les prix du gaz butane et de l’électricité n’augmenteraient pas, bien que les prix internationaux aient augmenté de 68 % depuis la fin du mois de février.



