Le port de Casablanca reprend ses activités après la chute en mer de 86 conteneurs

Le port de Casablanca a repris son trafic maritime le 27 février, après un arrêt temporaire imposé par la perte de dizaines de conteneurs en mer le 25 février, suite à la vérification complète de l’intégrité du chenal d’accès.
L’incident s’est produit lorsque le navire IONIKOS, en manœuvrant pour quitter le port dans des conditions météorologiques défavorables, a perdu un total de 86 conteneurs qui sont tombés à la mer. Compte tenu des risques potentiels pour la sécurité de la navigation, l’Agence portuaire nationale a décidé de fermer temporairement le port jusqu’à ce que le chenal d’accès soit dégagé de toute obstruction.
Le port de Casablanca traite environ 100 000 conteneurs par mois, ce qui en fait un point central pour le mouvement des marchandises, mais c’est aussi un point de congestion coûteux. Les compagnies maritimes ont dû payer des frais supplémentaires allant jusqu’à 150 dollars par conteneur, en plus du coût de l’immobilisation des navires, qui s’élève à environ 10 000 dollars par jour, avec des pertes totales pour le Maroc estimées à 7 millions de dollars en 14 jours. Cette situation a transformé la congestion en un fardeau économique pour la chaîne nationale d’importation et d’exportation.
Selon des sources bien informées, un comité de haut niveau composé de représentants des différentes parties prenantes et des autorités locales a été formé pour suivre la situation conteneur par conteneur. Les opérations ont consisté à localiser les conteneurs flottants, à les stabiliser puis à les sortir de la mer, en prêtant une attention particulière à la nature des cargaisons, notamment les produits agricoles et alimentaires, afin d’éviter toute perturbation ou dommage susceptible d’affecter la chaîne logistique ou la sécurité sanitaire.
Avant de reprendre l’activité en grandeur nature, une première croisière d’essai a été effectuée dans des conditions jugées satisfaisantes, afin de s’assurer que le chenal d’accès était libre de tout objet ou obstruction pouvant compromettre la navigation. Ce test a permis de valider concrètement les opérations de peignage et d’enlèvement des conteneurs tombés au sol.
Un navire à faible tirant d’eau a pu entrer dans le port sous la supervision d’un guide de la station d’orientation maritime de Casablanca, après avoir confirmé que les conteneurs manquants ne constituaient plus un obstacle ou une menace pour le trafic sur la voie maritime menant au port.
Le retour rapide de l’utilisation du port a été largement salué par les acteurs économiques, qui craignaient une congestion continue des quais et une perte de temps et de coûts, alors que le trafic maritime retrouve progressivement son rythme normal.



