Tramways, trains et navettes Casablanca se prépare à transporter les supporters de la Coupe du monde 2030

La ville de Casablanca, qui se prépare à accueillir la Coupe du Monde de la FIFA 2030 aux côtés de l’Espagne et du Portugal, est en train de remanier entièrement son système de transport. Dans ce contexte, Casa Transpore a lancé a lancé une étude de huit mois pour réviser le plan de mobilité urbaine adopté en 2017, en tenant compte de la vague de grands projets en cours dans la ville.
La capitale économique cherche à faire face à des transformations majeures, notamment le réseau ferroviaire régional, l’expansion des lignes de tramway et de bus, ainsi que la préparation de l’exploitation du Grand Stade Hassan II, qui devrait accueillir 115 000 spectateurs. « La ville a besoin d’un plan durable et intégré qui suive le rythme de la croissance et réponde aux exigences de la Coupe du monde », a déclaré un responsable de Casa Transpore.
Système de transport intégré pour desservir le stade
Situé à 38 kilomètres du centre de Casablanca, le Grand Stade Hassan II constitue l’un des plus grands défis en termes de mobilité, en raison de la nécessité d’un système de transport complet capable d’accueillir un grand nombre de spectateurs.
L’extension de la ligne de train à grande vitesse entre Kenitra et Marrakech contribuera à la création d’une nouvelle gare appelée « Casa-Sud » pour desservir les quartiers sud, qui connaissent une croissance urbaine rapide. De son côté, le réseau de tramway et de bus rapides a atteint 73 kilomètres, suite au lancement des lignes T3, T4, Bw1 et Bw2. L’aéroport Mohammed V fait également l’objet d’un nouveau projet d’expansion qui comprend un troisième terminal passagers et l’ajout d’une gare de train à grande vitesse.
Sept tâches essentielles en huit mois
L’entreprise qui remportera l’étude devra réaliser sept tâches clés dans un délai n’excédant pas huit mois. Ces tâches comprennent l’élaboration d’un modèle de trafic basé sur les données du recensement de 2024 et les technologies de suivi des téléphones mobiles, ainsi que la conception de deux nouvelles lignes de transport prioritaires.
La mission comprend également la préparation d’un « plan de mobilité événementielle » lié à la Coupe du monde, qui repose sur l’exploitation de navettes, l’augmentation du nombre de trajets en train et la mise en place d’un centre de commandement unifié pour contrôler la mobilité et assurer la fluidité des déplacements pendant le tournoi.
La transformation urbaine modifie la carte de la mobilité
Cette modernisation intervient à un moment où Casablanca connaît des changements urbains et structurels rapides. Le Grand Stade Hassan II, dont le design s’inspire de la tente traditionnelle marocaine, est situé en dehors de la zone urbaine habituelle, ce qui nécessite la création d’un nouveau pôle de transport comme colonne vertébrale pour le relier à la ville.
Dans le même temps, l’expansion urbaine dans les zones méridionales telles que Mdouna et Nawasir favorise l’émergence de la gare CASA-Sud en tant que nouveau pôle majeur, ce qui signifie qu’une partie importante de la charge de transport urbain se déplace vers le sud. Le réseau régional à grande vitesse, à l’image du RER parisien, est appelé à jouer un rôle central pour relier la banlieue, le stade et l’aéroport, en liaison avec les réseaux de tramway et de métro.
Des solutions permanentes au-delà de la Coupe du monde
Les autorités locales ne se concentrent pas uniquement sur des solutions temporaires liées à la période de la Coupe du monde, mais misent sur des projets à long terme qui peuvent servir la ville même après la fin du tournoi. Il s’agit notamment de la création de parcs de stationnement « park and travel » aux entrées de la ville, de l’introduction de nouveaux bus et trains électriques ou à hydrogène, et de l’introduction de billets unifiés qui permettent aux supporters de voyager numériquement de l’aéroport à la Casa del Sur, puis au stade, avec un seul billet.
Soutien international à un plan d’action de classe mondiale
Cette étude est soutenue par l’Agence Française de Développement (AFD), qui continue d’appuyer les projets de transport à Casablanca après avoir participé au financement de l’extension des lignes de tramway pour un montant total de 100 millions d’euros. Ce soutien vise à assurer l’élaboration d’un schéma répondant aux standards internationaux, notamment en termes de réduction des émissions de carbone et de promotion de l’inclusion sociale dans les services de transport.



