Un nouveau traité d’amitié entre le Maroc et la France est en préparation pour une signature en 2026

L’année 2026 s’annonce comme un jalon dans le parcours des relations maroco-françaises, avec la concrétisation du cadre de partenariat stratégique annoncé par le président Emmanuel Macron à Rabat en octobre 2024.
Quelques mois plus tard que la date de 2024 proposée par M. Macron, le Maroc et la France devraient signer un nouveau traité d’amitié en 2026. Cette date devrait coïncider avec une visite officielle du roi Mohammed VI à Paris, qui pourrait donner un élan qualitatif aux relations bilatérales. Dans ce contexte, les deux pays ont mis en place un comité composé de 12 personnalités, chargé de préparer des propositions pour l’avenir du partenariat entre Rabat et Paris, selon Africa Intelligence.
Tâches du « comité consultatif » et contexte du modèle proposé
Ce « comité consultatif » est chargé de définir les axes stratégiques de la coopération entre le Maroc et la France pour les trois prochaines décennies. Le concept s’inspire des modèles de référence de la diplomatie européenne, notamment le Traité de l’Elysée entre la France et l’Allemagne et le Traité du Quirinal entre la France et l’Italie. L’objectif déclaré de ce futur cadre est d’établir une stabilité et une continuité dans les relations bilatérales, en les rendant moins sensibles aux fluctuations politiques et conjoncturelles.
Le « Comité des Sages » et l’équilibre de la représentation entre les deux parties
Les membres du « Comité des sages » ont été choisis conjointement par le roi Mohammed VI et le président Emmanuel Macron. Côté marocain, la composition comprend Mustapha Tarab, PDG du groupe OCP, Chakib Benmoussa, Haut-commissaire au plan et ancien ambassadeur du Maroc à Paris, et Mounia Bosta, qui a été nommée par le roi Mohammed VI en juillet 2020 en tant qu’ambassadrice et secrétaire générale du ministère des Affaires étrangères.
Du côté français, des personnalités de renom sont pressenties, notamment Jean-Louis Guigou, économiste et président fondateur de l’Institut de prospective économique méditerranéenne, Elisabeth Guigou, ancienne ministre de la justice et ancienne présidente de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, et Hubert Vedrine, ancien ministre des affaires étrangères. Leur expertise diplomatique et institutionnelle est considérée comme un pilier pour encadrer ce qui est présenté comme un « partenariat exceptionnel et renforcé ».
De la déclaration d’octobre 2024 à la préparation de la mise en œuvre
Pour rappel, lors de sa visite officielle au Maroc en octobre 2024, Macron avait évoqué l’idée de construire un nouveau cadre stratégique bilatéral. Dans un discours devant le parlement marocain, Emmanuel Macron a déclaré : « Pour renforcer nos relations bilatérales et réaliser cette ambition, j’ai proposé à Sa Majesté le Roi Mohammed VI que la France et le Maroc s’engagent dans un nouveau cadre stratégique, qui pourrait être signé 70 ans après l’accord de la Celle-Saint-Cloud (6 novembre 1955), lors d’une visite officielle en France, ce que Sa Majesté a accepté. Le Royaume du Maroc serait le premier pays hors de l’Union européenne avec lequel nous coopérerions de manière aussi approfondie ».
Dans le même contexte, le président français a également annoncé la mise en place urgente d’un « comité mixte de suivi », qui aura pour mission de faire des propositions dans les meilleurs délais, « peut-être au premier trimestre 2025 », afin de fixer les critères de mise en œuvre du nouveau cadre de partenariat et les voies de sa mise en œuvre, dans le but d’établir une relation maroco-française pérenne et plus durable.



