Une nouvelle molécule protéique ouvre de nouvelles voies pour le traitement de la résistance à l’insuline

Une équipe de recherche internationale a mis au point une nouvelle molécule protéique appelée Aap2, dont il a été démontré qu’elle supprime la résistance à l’insuline et régule le taux de sucre dans le sang, ce qui en fait un candidat de choix pour les futurs traitements des diabètes de type 1 et de type 2.
L’équipe scientifique, qui comprend des chercheurs de Chine, du Japon et de plusieurs pays européens, dirigée par le professeur Cao Liu de l’université médicale de Chine, a mené une série d’expériences en laboratoire sur des souris. Les résultats ont montré que l’injection d’Aap2 les protégeait de manière significative contre le développement du diabète et stimulait le foie à augmenter l’absorption du glucose dans le sang, ce qui contribuait à prévenir le développement de la résistance à l’insuline et à améliorer la réponse à l’insuline.
Selon l’étude publiée dans la revue PNAS, l’innovation repose sur l’imitation de la fonction d’une protéine connue sous le nom d’ATG7. Les chercheurs ont montré que cette protéine joue un rôle central inattendu dans la régulation du métabolisme, se déplaçant des muscles vers le foie en réponse à l’insuline, améliorant ainsi la capacité des cellules hépatiques à capturer et à utiliser le glucose plus efficacement.
Ces résultats s’inscrivent dans un contexte international alarmant, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estimant que d’ici 2026, environ 830 millions de personnes dans le monde vivront avec le diabète. Cela renforce l’importance de l’Aap2 en tant que base potentielle pour le développement d’une nouvelle génération de produits biopharmaceutiques qui ciblent les mécanismes moléculaires précis de la maladie, tout en minimisant les effets secondaires et en améliorant l’efficacité des thérapies actuellement disponibles.



