Un diagnostic tardif met fin à la vie d’un touriste britannique après une morsure de chien errant au Maroc

Une Britannique de 59 ans est décédée quatre mois après avoir été mordue par un chien errant lors de vacances au Maroc, la rage n’ayant pas été diagnostiquée à son retour au Royaume-Uni, a rapporté le Times. L’enquête, révélée mardi, a montré que les médecins n’avaient pas été informés au départ de l’incident de morsure, ce qui a contribué à retarder l’établissement d’un lien entre les symptômes ultérieurs et une cause possible.
Selon certaines informations, Yvonne Ford a été mordue le 10 février 2025 lorsqu’elle a été attaquée par un chien errant sur une plage marocaine. À l’époque, la blessure semblait superficielle et n’a pas suscité beaucoup d’inquiétude, car elle l’a simplement nettoyée sans consulter de médecin ni suivre de traitement après l’incident.
Au fil du temps, Ford a commencé à éprouver des symptômes alarmants, notamment des hallucinations, une confusion mentale et une anxiété sévère. À Barnsley, les médecins ont d’abord soupçonné un trouble psychiatrique, mais ils ne disposaient pas d’informations claires sur la morsure subie lors du voyage. Le psychiatre Alexander Burns a expliqué aux enquêteurs qu’il n’avait eu connaissance de l’incident qu’après avoir posé des questions sur ses voyages à l’étranger, avant que son mari ne lui raconte les détails de ce qui s’était passé sur la plage au Maroc.
Burns a déclaré : « Mon mari m’a dit qu’il n’y avait pas de problème : « Mon mari m’a dit que « Yvonne a été tuée par un chien errant sur une plage du Maroc. Après la révélation de cette information, l’évaluation du cas a rapidement changé en raison de la nature des symptômes neurologiques qui semblaient correspondre à une infection grave.
La rage a été confirmée plus tard après l’évolution des symptômes, un stade que les spécialistes décrivent comme « mortel à 100 % dès l’apparition des symptômes ». Ford a été transférée à l’unité des maladies infectieuses, avant de décéder le 11 juin.
Les experts ont souligné au cours de l’enquête que la vaccination post-exposition peut prévenir le développement de la maladie si elle est administrée au bon moment, c’est-à-dire avant l’apparition des symptômes. Toutefois, après l’apparition des signes neurologiques, il n’existe pas de traitement efficace, d’où l’importance d’un diagnostic précoce et de la déclaration de toute morsure ou griffure au cours d’un voyage pour la prévention.



