Soutien gouvernemental à la réduction de la pollution industrielle au Maroc

Leila Benali, ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, a confirmé que le Maroc accompagne les entreprises industrielles depuis 1998 à travers des mécanismes de soutien financier dédiés à la lutte contre la pollution industrielle, que ce soit à travers le Fonds de Dépollution Industrielle ou à travers le mécanisme volontaire de réduction de la pollution des effluents.
Dans une réponse écrite à une question parlementaire, la ministre a expliqué que ces mécanismes visent à encourager les entreprises à réhabiliter l’environnement par l’octroi de subventions pouvant atteindre 40 % du coût total des projets d’acquisition d’équipements de traitement ou de réduction des déchets liquides, solides et gazeux. Ces formules de financement sont une incitation à aider le tissu industriel national à adopter des mesures pratiques pour protéger l’environnement et minimiser les pressions qu’il subit, a-t-elle ajouté.
Dans ce contexte, le responsable gouvernemental a révélé que 125 projets de lutte contre la pollution industrielle sous diverses formes ont été financés à travers le Royaume pour un coût total de 933 millions de dirhams, dont 338 millions de dirhams sous forme de subventions déboursées dans le cadre de ces mécanismes.
Le ministère a préparé un nouveau programme de prévention et de réduction de la pollution industrielle pour la période 2025-2035, qui est actuellement en cours d’approbation avec les secteurs concernés. Ce programme vise à soutenir la réhabilitation environnementale des zones industrielles, des petites et moyennes entreprises, du secteur de l’artisanat, ainsi que du secteur de l’huile d’olive et d’autres activités économiques susceptibles d’avoir des effets négatifs sur l’environnement.
En réponse à une question posée par la députée Latifa About, M. Benali a indiqué que le ministère a signé un certain nombre d’accords de partenariat visant à soutenir des projets de lutte contre la pollution. Parmi ces conventions figure un projet relatif à la collecte, au traitement et à la valorisation des déchets du secteur de l’huile d’olive, notamment la question dite du « pré », pour un coût total de 185 millions de dirhams, auquel le ministère contribue à hauteur de 60 millions de dirhams, en partenariat avec d’autres secteurs ministériels, notamment le traitement et l’eau, l’agriculture, l’économie et les finances, l’intérieur, ainsi qu’avec l’Association marocaine de l’olive professionnelle.
Les accords de partenariat comprennent également la construction d’une station d’épuration dans la zone industrielle d’Ain Chakkak dans la région de Sefrou, pour un coût total de 1,303 millions de dirhams, ainsi qu’une station d’épuration dans la zone industrielle d’Oulad Tayma pour un coût total de 60 millions de dirhams, dont 20 millions de dirhams seront pris en charge par le ministère.
Selon le ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, une convention de partenariat a été signée pour la dépollution de la rivière Bouregregreg, d’un coût total de 10,510 millions de dirhams, pour la construction de deux stations d’épuration dans les quartiers industriels de « Jawhara » à Khemisset et de « Bougnadel » à Salé.



