L’Organisation mondiale de la Santé s’apprête à déclarer la fin de l’épidémie du virus Hanta après la crise du navire « Hondius »

L’Organisation mondiale de la Santé a annoncé mercredi qu’elle prévoyait de déclarer officiellement, le 2 juillet prochain, la fin de l’épidémie du virus Hanta, un virus mortel qui a suscité des inquiétudes à l’échelle internationale après la détection de cas liés au navire de croisière « Hondius ».
Bien que la période de quarantaine des dernières personnes suspectées d’avoir été exposées à l’infection touche à sa fin, le travail des scientifiques et des experts n’en est encore qu’à ses débuts, notamment en ce qui concerne l’étude du virus et la préparation à d’éventuelles vagues épidémiques futures.
Ces échantillons du virus devraient servir à déterminer s’il est possible de mettre au point de nouveaux tests, traitements et vaccins permettant de faire face à toute nouvelle apparition de la maladie.
Selon l’Organisation mondiale de la santé, 12 cas confirmés ont été recensés à ce jour, ainsi qu’un cas probable, tous liés au bateau de croisière « Hondius ».
Le navire effectuait une traversée entre Ushuaia, en Argentine, et le Cap-Vert, avant de se retrouver au centre de l’attention internationale, après que l’Organisation mondiale de la santé eut annoncé le décès de trois passagers à la suite d’une épidémie du virus Hanta à bord.
Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a indiqué mercredi que les autorités sanitaires de 33 pays et territoires avaient réussi à identifier et à suivre plus de 650 personnes ayant été en contact avec des cas confirmés.
Lors d’une conférence de presse tenue au siège de l’Organisation à Genève, il a déclaré : « Toutes les personnes ayant été en contact avec des cas confirmés, à l’exception de 54, ont terminé leur période de quarantaine, et la période de quarantaine des cas restants devrait prendre fin d’ici le 2 juillet. »
Il a ajouté : « Si aucun nouveau cas n’est signalé d’ici cette date, l’Organisation mondiale de la santé considérera que la pandémie est terminée. »
Le virus Hanta se transmet généralement par l’urine, les excréments et la salive des rongeurs infectés ; il fait partie des virus endémiques en Argentine.
Les données sanitaires indiquent que les personnes infectées sont porteuses de la souche « Andes » du virus, qui est la seule souche connue pour sa capacité à se transmettre d’une personne à l’autre.
Les autorités sanitaires internationales attendent que la période de surveillance s’achève sans qu’aucun nouveau cas ne soit signalé, ce qui ouvrirait la voie à la clôture officielle de cette épidémie, tandis que les efforts scientifiques se poursuivent pour mieux comprendre le virus et renforcer la préparation en vue de faire face à de futures épidémies.



