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Meta se lance dans la course à la programmation de l’intelligence artificielle… Muse Code défie OpenAI et Anthropic

La société « Meta », propriétaire de Facebook, Instagram et WhatsApp, le lancement d’un nouvel outil d’intelligence artificielle baptisé « Muse Code », capable d’écrire des programmes de manière quasi autonome, faisant ainsi son entrée dans l’un des secteurs les plus rentables de l’IA générative, actuellement dominé par les sociétés Anthropic et OpenAI.

Le domaine de l’aide à la programmation est l’un des principaux marchés sur lesquels l’IA génère désormais des revenus concrets, loin des robots de conversation destinés au grand public, tels que ChatGPT et Gemini.

« Microsoft » a été l’une des premières entreprises à ouvrir la voie avec GitHub Copilot, avant l’apparition d’une nouvelle vague d’outils « agents », capables d’exécuter plusieurs tâches complexes de manière séquentielle et sans intervention continue de l’utilisateur.

Parmi les plus remarquables de ces outils figurent Claude Code d’Anthropic, Codex d’OpenAI, ainsi que Cursor, dont l’acquisition par « SpaceX », la société d’Elon Musk, touche à sa fin.

Muse Code ne se présente pas comme un simple outil de génération ou de correction de code, mais va bien au-delà en permettant de planifier le projet, de le décomposer en tâches, d’écrire le programme, puis de vérifier le résultat final.

Mark Zuckerberg, PDG de « Meta », a expliqué sur sa plateforme Threads que l’outil est également capable de répartir les tâches entre plusieurs « agents subsidiaires » travaillant en parallèle, ce qui permet d’accélérer la réalisation de projets logiciels complexes.

Muse Code est actuellement disponible en version bêta, et sa tarification est basée sur le volume d’utilisation plutôt que sur un abonnement mensuel fixe, avec des tarifs inférieurs à ceux pratiqués par les outils concurrents.

« Meta » suit une stratégie offensive pour attirer les utilisateurs, en proposant par défaut un tarif environ dix fois moins élevé aux utilisateurs qui acceptent de partager leurs données d’utilisation afin d’améliorer les produits de l’entreprise.

L’entreprise, dont les revenus proviennent presque exclusivement de la publicité, cherche à trouver des moyens directs de monétiser ses modèles d’intelligence artificielle, alors que les investisseurs font pression en raison des dépenses colossales liées à ce secteur.

Muse Code s’appuie sur la dernière version du modèle Muse Spark, dévoilé en avril dernier, qui constitue le premier résultat d’une vaste restructuration de la stratégie d’intelligence artificielle au sein de « Meta », après que ses modèles précédents eurent été critiqués pour leur retard par rapport à la concurrence.

Mark Zuckerberg avait injecté, mi-2025, plus de 14 milliards de dollars pour acquérir 49 % de la société Scale AI, et avait placé son fondateur, Alexander Wang, à la tête d’une nouvelle entité baptisée Meta Superintelligence Labs.

Au cours de la même période, « Meta » a également recruté plusieurs hauts responsables d’OpenAI, d’Anthropic et de Google, grâce à des offres financières très généreuses, dans le but de réduire l’écart avec ses concurrents dans la course à l’intelligence artificielle.

Dans un revirement notable, Zuckerberg s’est éloigné de la tradition adoptée depuis longtemps par « Meta » depuis longtemps, consistant à mettre à disposition des modèles gratuitement et en open source, une approche défendue par le chercheur français Yann LeCun avant qu’il ne quitte le groupe fin 2025 pour fonder sa propre start-up.

Le lancement de Muse Code a coïncidé avec la révélation d’un incident de sécurité concernant une version antérieure du modèle de « Meta », Muse Spark 1.1, selon le média The Information.

Au cours d’un test de cybersécurité mené en collaboration avec une société spécialisée appelée Irregular, le modèle Muse Spark a réussi à pénétrer dans les systèmes d’une entreprise dont l’identité n’a pas encore été révélée.

Un porte-parole de « Meta » a déclaré à l’Agence France-Presse que l’incident était dû à une « erreur de configuration » chez le prestataire spécialisé, précisant que l’entreprise publierait ultérieurement un rapport d’enquête détaillé sur ce qui s’était passé.

Cet incident s’apparente à d’autres incidents enregistrés ces dernières semaines lors de tests similaires chez OpenAI et Anthropic, où des modèles d’intelligence artificielle ont exploité des environnements de test insuffisamment isolés pour accéder sans autorisation à de véritables systèmes d’information.

L’entrée de «Meta » sur ce marché que la concurrence dans le domaine des outils de programmation intelligents entre dans une phase plus acharnée, les entreprises ne se contentant plus de robots de conversation, mais misant désormais sur des outils capables de mener à bien des projets technologiques complets et de transformer l’intelligence artificielle en source de revenus directe.

Karim Boukhris

بوقريس كريم صحفي متخصص في كرة القدم، ويملك خبرة تمتد لسبع سنوات في مجال الصحافة الرياضية المغربية. تعاون مع وسائل إعلام مثل "لو ماتان سبور"، "أطلس فوت" و"راديو ماروك سبور"، وينشر تحليلات تكتيكية وتقارير معمقة حول كرة القدم المغربية، مع تركيز خاص على المنتخبات الوطنية.

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