Le criquet du désert recule au Maroc… La FAO révèle la cause de ce recul et met en garde contre d’éventuelles poches de population

L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a révélé que le nombre de criquets pèlerins au Maroc avait connu une baisse notable au cours du mois de juillet dernier, par rapport aux périodes précédentes, les insectes adultes restants devant probablement se diriger vers la Mauritanie et la région du Sahel au cours de la première quinzaine de septembre prochain pour achever leur cycle de reproduction estival.
Dans un bulletin récent, l’organisation onusienne a précisé que ce recul était principalement dû aux interventions sur le terrain menées par les équipes de lutte, ainsi qu’au début de la migration des essaims et des insectes adultes vers les zones de reproduction estivale des pays du Sahel africain.
Le communiqué précise que les superficies traitées au Maroc au cours du mois de juillet ont atteint 2 375 hectares, ce qui représente la majeure partie de l’ensemble des interventions menées en Afrique de l’Ouest au cours de la même période.
Au cours de la première quinzaine de juillet, des groupes de criquets adultes non matures, aux stades de regroupement et de métamorphose, ont été observés dans le sud-est du Maroc, notamment entre les régions de Tata et de Fm Zkid.
L’Organisation a également enregistré des mouvements similaires au nord de Tiznit et sur l’axe reliant Guelmim à Fm Al-Husn, où les insectes adultes se sont mélangés à des nymphes isolées qui en étaient aux derniers stades de la mue.
Au cours de la seconde moitié du même mois, le recul de ce fléau s’est accéléré grâce à l’efficacité des opérations de lutte sur le terrain, les relevés périodiques n’ayant détecté aucune nouvelle apparition d’essaims ou de regroupements de criquets pèlerins dans les régions méridionales faisant l’objet d’une surveillance.
De même, les opérations de reconnaissance sur le terrain menées à l’extrême nord-est, près de Rachidia, ont montré que la région était totalement exempte de toute activité notable de criquets.
En ce qui concerne les prévisions jusqu’à la mi-septembre prochain, la « FAO » a estimé que les insectes adultes restants poursuivraient leur migration vers le sud, en direction de la Mauritanie et des zones côtières, afin d’achever leur maturation et leur reproduction estivale.
L’organisation a toutefois averti que la possibilité d’une apparition d’un nombre limité de nymphes demeure dans certaines poches du sud-est du Maroc, suite à une reproduction locale de faible ampleur survenue au cours du mois de juillet dernier.
Le bulletin officiel a souligné l’importance de poursuivre et d’intensifier les opérations de surveillance et de contrôle préventif au Maroc, dans le sud de l’Algérie et en Libye, ainsi que dans les pays du Sahel qui ont connu des pluies estivales modérées à abondantes, susceptibles de créer des conditions propices à la reproduction des criquets.
Ces données s’inscrivent dans le cadre des travaux du Service d’information sur le criquet pèlerin de la FAO, un système international dédié au suivi de ce ravageur et à la surveillance de ses déplacements.
Ce service s’appuie sur des techniques de télédétection et des images satellites, ainsi que sur des systèmes numériques de terrain modernes, parmi lesquels « eLocust4 » et l’application pour smartphones « eLocust3K ».
Le recul du criquet pèlerin au Maroc confirme l’efficacité des interventions sur le terrain, mais ne dispense pas de la nécessité de rester vigilant, d’autant plus que le risque d’apparition de foyers limités persiste dans certaines régions du sud et du sud-est.



