Le Maroc est le troisième plus grand marché de l’énergie éolienne en Afrique, avec une capacité de 2,2 gigawatts

L’Afrique du Sud, l’Égypte et le Maroc représentent plus de 85 % de la capacité éolienne totale installée sur le continent africain, selon un rapport récent publié par le Conseil mondial de l’éolien, consulté par l’Unité de recherche sur l’énergie, basée à Washington.
L’Afrique du Sud en tête et le Maroc en troisième position
Les données du rapport montrent que l’Afrique du Sud arrive en tête des marchés africains avec une capacité installée de 4,2 gigawatts, suivie par l’Égypte avec environ 3,2 gigawatts, tandis que le Maroc occupe la troisième place avec une capacité de 2,2 gigawatts.
Le Maroc s’appuie sur des mécanismes de financement locaux en dirhams pour mener à bien ses projets, selon un modèle proche de l’expérience sud-africaine qui repose sur les contributions des banques et des fonds de retraite locaux.
1,53 gigawatt de nouvelles capacités en 2025
Le secteur éolien du continent a connu en 2025 une croissance record, après avoir ajouté 1,53 gigawatt de nouvelles capacités, portant la capacité totale installée à 11,1 gigawatts à la fin de l’année, contre moins de 9 gigawatts en 2023, soit une augmentation de plus de 23 %.
Cette expansion est principalement due aux projets réalisés sur les trois principaux marchés, à savoir l’Afrique du Sud, l’Égypte et le Maroc.
Un potentiel énorme et une exploitation limitée
Le rapport constate un écart considérable entre les ressources naturelles disponibles et le niveau d’exploitation effectif : le potentiel technique de l’énergie éolienne terrestre en Afrique est estimé à environ 58,4 térawatts, dont seulement 0,02 % a été exploité.
Outre ces trois grands marchés, d’autres pays ont commencé à renforcer leur présence, notamment l’Éthiopie, le Kenya, la Tunisie, le Sénégal et la Mauritanie, avec des capacités comprises entre 0,1 et 0,8 gigawatt, tandis que la capacité installée en Algérie, en Libye et au Soudan ne dépasse pas 200 mégawatts, malgré les ressources importantes dont disposent ces pays.
Le rapport a mis en évidence le rendement élevé des ressources éoliennes dans plusieurs régions du continent, où le coefficient de capacité varie entre 35 et 42 %, soit un niveau supérieur à la moyenne européenne fixée à 25 %.
Des éoliennes de plus grande puissance
La technologie utilisée dans ce secteur a connu une évolution remarquable, la puissance moyenne par éolienne étant passée de 0,85 mégawatt en 2007 à plus de 5 mégawatts en 2025, les nouveaux projets ayant tendance à adopter des turbines d’une puissance comprise entre 6,5 et 8 mégawatts.



