Les députés élisent aujourd’hui le bureau de l’Assemblée et les présidents des commissions permanentes à Rabat

La Chambre des représentants a tenu ce mercredi, à son siège de Rabat, une séance plénière consacrée à l’élection des membres du bureau de la première chambre et des présidents des commissions parlementaires permanentes. Le président de la Chambre a annoncé que les travaux de la troisième séance débuteraient après midi.
Une procédure fondée sur la Constitution et le règlement intérieur
Cet événement parlementaire s’appuie sur l’article 62 de la Constitution, tandis que le règlement intérieur de la Chambre définit les règles et les modalités du processus électoral. Sur cette base, les groupes et formations parlementaires renouvellent leur représentation au sein des organes de gestion de l’institution législative.
La séance est marquée par une compétition entre la majorité et l’opposition pour la présidence des commissions permanentes, une procédure qui consacre les équilibres politiques reflétés par le paysage politique actuel. Le règlement intérieur garantit à l’opposition la présidence de commissions essentielles, parmi lesquelles la commission de contrôle des finances publiques et la commission de la justice, de la législation et des droits de l’homme.
Mise en place des structures et attente du programme gouvernemental
Cette séance marque l’achèvement de la mise en place des structures de gestion et de contrôle de l’Assemblée des représentants pour la législature en cours, alors que le Parlement se prépare à accueillir prochainement la nouvelle cheffe du gouvernement pour la présentation de son programme d’action. La mise en place des commissions donne un élan considérable aux travaux législatifs et de contrôle à venir.
La scène politique suit de près les résultats du vote et la répartition des responsabilités parlementaires au sein des commissions, ce qui marque le début d’une phase décisive du travail de contrôle.
Un test de la cohésion de la majorité et des droits de l’opposition
Cette séance ne se limite pas à une simple formalité visant à mettre en œuvre les dispositions de l’article 62 de la Constitution ; elle constitue également une étape permettant de redéfinir les rapports de force au sein de l’institution législative après la formation de la coalition gouvernementale quadripartite. La formation du Bureau du Conseil et de la présidence des commissions permanentes constitue le premier test concret de la cohésion de la coalition au pouvoir dans la répartition des responsabilités législatives, sans provoquer de fissures internes entre ses composantes partisanes, tout en garantissant une coordination harmonieuse avec le gouvernement pour l’adoption des projets de loi et des prochains enjeux budgétaires.
En revanche, l’attention constitutionnelle et politique se porte sur la mise en œuvre des droits de la nouvelle opposition parlementaire, menée par le Rassemblement national des libéraux, puisque le règlement intérieur et les dispositions constitutionnelles lui accordent obligatoirement la présidence de commissions essentielles, au premier rang desquelles figurent la commission de contrôle des finances publiques et la commission de la justice, de la législation et des droits de l’homme.
La prise en charge par les Libéraux de la présidence de ces commissions stratégiques constitue un enjeu décisif pour les transformer d’organes fantômes en instances de contrôle efficaces, permettant de contrôler les budgets sectoriels et d’examiner le rythme d’exécution à l’aide de chiffres et de données de gestion, ce qui jette les bases d’une ère de contrôle parlementaire rigoureux et redonne aux commissions permanentes leur rôle constitutionnel de véritables ateliers législatifs et de contrôle, limitant ainsi l’emprise de la majorité numérique.



