Cinq diplômés de l’université de Fès remportent la moitié des prix académiques du Royaume

Cinq titulaires d’un doctorat de l’Université Sidi Mohammed ben Abdellah de Fès ont remporté les prix de l’Académie du Royaume du Maroc destinés aux thèses de doctorat exceptionnelles, soit la moitié des dix prix décernés à l’échelle nationale.
Le secrétaire permanent de l’Académie, Abdeljalil El Hajmari, a remis les prix aux lauréats le 28 octobre 2026 à Rabat, en marge d’un colloque international sur « Les enjeux de l’ancrage et de la diffusion de la langue et de la culture amazighes », organisée par l’Institut royal de recherche en histoire du Maroc les 28 et 29 octobre.
Une remise de prix qui coïncide avec un colloque international
Ce colloque a constitué l’étape finale d’un parcours scientifique lancé en janvier et qui s’est poursuivi jusqu’en octobre 2026 dans le cadre de rencontres doctorales, en partenariat entre des pôles universitaires de Fès, Oujda et Agadir, sous la supervision et la coordination du professeur Idris Akhrouz.
Parmi les lauréats issus de l’université de Fès figurent : Omar Aït Saïd, Nchata Zir, Ayoub Tourar, Ismaïl Maghari et Tijani Saadani.
Répercussions sur la formation et la recherche
Cette victoire revêt une importance particulière pour la Faculté des lettres et des sciences humaines de Sais-Fès, et notamment pour la section de langue et de littérature amazighes, où trois des chercheurs lauréats occupent actuellement des postes de maîtres de conférences au sein de cette section, à savoir Ayoub Tourar, Ismaël Maghari et Rachid Belhadi.
L’impact de cette distinction ne se limite pas à la reconnaissance, mais s’étend à la qualité de la formation et de l’encadrement, puisque ces chercheurs transmettent leur expérience à de nouvelles générations d’étudiants, renforçant ainsi le lien entre la recherche scientifique et le développement des programmes pédagogiques.
Les recherches primées couvrent des domaines allant du patrimoine à l’histoire et à l’anthropologie, en passant par la langue, la littérature, la didactique et la traduction, jusqu’aux arts et à la création cinématographique, une diversité qui reflète le dynamisme des études amazighes et leur ouverture aux enjeux de notre époque, dont font notamment partie la technologie et l’intelligence artificielle.



