Le Maroc et la Côte d’Ivoire inaugurent une plateforme de recherche sur l’énergie solaire à Yamoussoukro

Le Maroc et la Côte d’Ivoire ont inauguré un nouveau parc de recherche sur l’énergie solaire à Yamoussoukro, dans le but de renforcer la coopération bilatérale dans les domaines des énergies renouvelables et des applications pratiques de l’énergie propre. Le projet, appelé Parc maroco-ivoirien des énergies vertes, vise à associer la recherche scientifique à la formation et à des projets susceptibles d’être transformés en solutions industrielles et commerciales.
Lancement du projet et partenaires
Le projet a été lancé vendredi à l’initiative conjointe de l’Institut de recherche sur l’énergie solaire et les énergies nouvelles (IRESEN), de l’Université polytechnique Mohammed VI (UM6P), du Complexe marocain des énergies vertes et de l’Institut national polytechnique Houphouët-Boigny (INP-HB). Le centre est situé sur le campus de l’Institut National Polytechnique de Yamoussoukro, ce qui lui permet de s’appuyer sur un environnement universitaire et technique permettant à la fois la recherche, l’expérimentation et la formation.
Domaines de recherche et applications ciblés
Le centre se concentre sur la recherche appliquée, les nouvelles technologies et la formation dans le domaine de l’énergie solaire, avec un programme qui comprend l’essai de panneaux solaires pour la production d’électricité, ainsi que des solutions basées sur la chaleur solaire. La plateforme s’intéresse également à l’utilisation de l’énergie solaire dans les secteurs liés au développement, tels que l’agriculture et le traitement de l’eau, ouvrant ainsi la voie à des solutions pratiques adaptées aux besoins des marchés locaux et aux conditions climatiques.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de représentants du ministère ivoirien de l’enseignement supérieur, d’autorités énergétiques, d’institutions universitaires et d’acteurs du secteur privé, témoignant ainsi de la volonté de construire une voie reliant la recherche à l’entreprise et au marché des technologies.
Le modèle de Ben Greer s’installe en Afrique de l’Ouest
Le projet adopte le même modèle que le Parc des énergies vertes de Ben Jarir, développé au Maroc par l’IRESEN en partenariat avec le groupe OCP et l’université UM6P, et inauguré par le roi Mohammed VI en 2017 pour soutenir la recherche et la formation dans le domaine des énergies propres. Le Centre de Yamoussoukro est présenté comme la première application de ce modèle sur le continent, offrant aux chercheurs une nouvelle plateforme pour travailler en dehors des conditions du climat marocain.
Expériences en matière de climat et de performance
Une part importante de la valeur du projet repose sur la différence d’environnement climatique entre les deux sites. Alors que le climat de Ben Jarir est caractérisé par l’aridité, celui de Yamoussoukro est caractérisé par un climat subtropical chaud et humide. Ce contraste permet d’étudier l’impact de facteurs tels que la chaleur, l’humidité et la poussière sur les performances des panneaux solaires et de leurs composants, fournissant ainsi des données plus précises pour développer des équipements mieux adaptés aux divers environnements africains.
De la recherche au marché : Pilotes et startups
L’objectif n’est pas de se limiter à des tests en laboratoire, mais de transformer les résultats de la recherche en projets évolutifs. Le site accueillera des essais sur le terrain menés par des universités et des entreprises marocaines, dans le but de créer des startups, d’échanger des compétences et de soutenir les chaînes industrielles locales liées à l’énergie solaire. Cette initiative s’inscrit dans un contexte africain plus large, le Maroc renforçant sa présence dans le domaine des énergies renouvelables sur l’ensemble du continent, tandis que la Côte d’Ivoire s’efforce d’accroître la part des énergies renouvelables dans son bouquet énergétique.
Déclarations
Samir Rachidi, président de l’Institut de recherche sur les énergies renouvelables (IRESEN) et président du Parc des énergies vertes, a déclaré : « Le Parc des énergies vertes Maroc-Côte d’Ivoire reflète une ambition claire : « Le Parc des énergies vertes Maroc-Côte d’Ivoire reflète une ambition claire : Mettre la recherche appliquée et l’innovation au service du développement durable et de la réussite des grands projets énergétiques en Afrique. »
Ajouté : « En s’appuyant sur l’expérience du parc d’énergie verte Bin Jarir, cette plateforme contribuera à renforcer les capacités locales, à transférer les compétences et à créer des écosystèmes d’innovation susceptibles de soutenir la transition énergétique du continent. »
Mohamed Bousta, Directeur Général du Parc de l’Energie Verte, a déclaré : « L’ouverture du parc maroco-ivoirien de l’énergie verte représente l’essence même de l’initiative UM6P : construire des ponts tangibles et durables entre les écosystèmes africains à travers la science et l’innovation, permettre à l’expertise africaine de développer des solutions technologiques adaptées aux conditions locales, et créer des startups et des opportunités d’emploi pour la jeunesse africaine. »
Ajouté : « En mettant en œuvre le modèle réussi du parc des énergies vertes à Bin Jarir, nous fournissons un écosystème intégré pour la recherche, la formation et l’esprit d’entreprise ».
Il a décrit la plateforme comme « un catalyseur de souveraineté technologique pour notre continent, où les solutions pour l’Afrique sont conçues, testées et mises en œuvre par des talents africains ».



