Bouayach appelle à l’intégration de l’abolition de la peine de mort dans la prochaine législation

Amina Bouayach, présidente du Conseil national des droits de l’homme, a réitéré son appel en faveur de l’abolition de la peine de mort au Maroc et a exhorté le gouvernement et le Parlement à inscrire cette question parmi les priorités législatives de la prochaine législature.
Lors d’une conférence de presse qui s’est tenue au siège du Conseil à Rabat le mardi 20 octobre 2026, Mme Bouayach a déclaré que le débat sur la peine de mort ne se limitait pas à l’aspect juridique, mais soulevait des questions liées au droit à la vie et à la dignité humaine.
Elle a souligné que la demande d’abolition ne signifie pas ignorer la souffrance des victimes ni minimiser la gravité des crimes.
La présidente du Conseil a rappelé que le Maroc n’a pas exécuté de condamnés à mort depuis plus de trois décennies, et que le droit à la vie est inscrit dans la Constitution, appelant à la mise en œuvre de l’article 20 de la Constitution et à l’accélération de la ratification du deuxième protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, concernant la peine de mort.
Elle a rappelé que la grâce royale avait bénéficié à 240 personnes au cours d’un quart de siècle, dont environ 185 condamnés à mort au cours des cinq dernières années.
Elle a conclu en affirmant que la véritable justice est celle qui préserve le droit à la vie et à la dignité humaine, et qui ouvre la voie à la réinsertion et à la réhabilitation.



