Économie et affaires

Le déficit budgétaire du Maroc recule à 58,6 milliards de dirhams

La situation des finances publiques au Maroc a enregistré une légère amélioration à la fin du mois d'août 2026, le déficit budgétaire s'élevant à 58,6 milliards de dirhams, contre 59,5 milliards de dirhams au cours de la même période de l'année précédente.

Le ministère de l’Économie et des Finances a indiqué, dans son dernier document sur l’état des charges et des ressources du Trésor, que cette évolution résultait d’une hausse des recettes dont le rythme a dépassé celui de l’augmentation des dépenses, ainsi que d’une amélioration du solde des comptes spéciaux du Trésor.

Selon les données officielles, les recettes ont augmenté d’environ 25,5 milliards de dirhams, tandis que les dépenses ont progressé de près de 24,6 milliards de dirhams.

Les recettes dépassent les 280 milliards de dirhams

Le total des recettes s'élevait à environ 280,4 milliards de dirhams à la fin du mois d'août 2026, après prise en compte des montants nets des remboursements d'impôts, des réductions et des indemnités.

Le taux d'exécution des recettes s'est établi à 64,8 % des prévisions fixées dans la loi de finances pour l'année en cours.

Quant aux recettes fiscales, elles ont dépassé 247,5 milliards de dirhams, soit une hausse de 10,3 % par rapport à la même période de l’année précédente, avec un taux d’exécution de 67,5 %.

Parallèlement, le montant des remboursements, abattements et exonérations fiscales, y compris la part à la charge des collectivités territoriales, a augmenté d’environ 3,3 milliards de dirhams pour atteindre 19,6 milliards de dirhams.

29,5 milliards de dirhams de recettes non fiscales

Les recettes non fiscales s’élevaient à 29,5 milliards de dirhams à la fin du mois d’août.

Une part importante de ce montant provenait des versements effectués par les institutions et les entreprises publiques, qui s’élevaient au total à 11,7 milliards de dirhams.

Parmi ces contributions, la Banque du Maroc a versé 4,4 milliards de dirhams, tandis que l’Agence nationale de conservation foncière, de cadastre et de cartographie a apporté une contribution de 2,5 milliards de dirhams.

La contribution de l’Office chérifien des phosphates s’est quant à elle élevée à 4,1 milliards de dirhams, auxquels s’ajoutent 9,9 milliards de dirhams provenant de mécanismes de financement innovants.

Hausse des dépenses ordinaires à 268,2 milliards de dirhams

Au niveau des dépenses, les dépenses courantes s’élevaient à 268,2 milliards de dirhams à la fin du mois d’août, avec un taux d’exécution de 70,7 %.

Ces dépenses ont augmenté d’environ 26,2 milliards de dirhams par rapport à la même période de l’année 2025.

Le ministère a attribué cette évolution principalement à la hausse des dépenses en biens et services de 11,4 %, ainsi qu’à l’augmentation des intérêts de la dette de 9,1 % et des frais de compensation de 6,2 %.

L’évolution des recettes et des dépenses ordinaires a conduit à l’enregistrement d’un solde ordinaire positif de 12,2 milliards de dirhams, contre 12,9 milliards de dirhams un an auparavant.

Les investissements avoisinent les 76 milliards de dirhams

Quant aux dépenses d’investissement, elles ont atteint 75,7 milliards de dirhams à la fin du mois d’août 2026, enregistrant une croissance de 11,4 % par rapport à la même période de l’année précédente.

Par rapport aux prévisions de la loi de finances pour l’année 2026, le taux d’exécution des dépenses d’investissement s’est établi à 65,9 %.

En revanche, les comptes spéciaux du Trésor ont enregistré un excédent de 4,9 milliards de dirhams, alors qu’ils affichaient un solde négatif de 4,5 milliards de dirhams à la fin du mois d’août 2025.

Un document de situation des charges et des ressources du Trésor dresse un bilan du niveau d’exécution des prévisions de la loi de finances, en les comparant aux résultats enregistrés au cours de la même période de l’année précédente.

Le document adopte également une approche économique pour présenter les flux financiers publics, notamment les recettes ordinaires, les dépenses ordinaires, les investissements, le déficit, les besoins de financement et les ressources mobilisées pour les couvrir.

Karim Boukhris

بوقريس كريم صحفي متخصص في كرة القدم، ويملك خبرة تمتد لسبع سنوات في مجال الصحافة الرياضية المغربية. تعاون مع وسائل إعلام مثل "لو ماتان سبور"، "أطلس فوت" و"راديو ماروك سبور"، وينشر تحليلات تكتيكية وتقارير معمقة حول كرة القدم المغربية، مع تركيز خاص على المنتخبات الوطنية.

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