Le Maroc progresse dans les Perspectives économiques mondiales et se classe parmi les économies « modérément libres ».

L’économie marocaine a enregistré des progrès dans l’indice de liberté économique 2026 de la Fondation Heritage, avec un score de 61,8 points sur 100, soit une augmentation de 1,5 point par rapport à l’année dernière. Le Maroc s’est classé 83e au niveau mondial et 7e sur 14 pays de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), dépassant ainsi les moyennes mondiale et régionale.
Amélioration grâce aux réformes et aux investissements
Ces progrès reflètent les efforts déployés pour développer le secteur privé et améliorer la compétitivité des entreprises, ainsi que la diversification de la production et des services. La création d’entreprises est également devenue plus facile qu’auparavant, malgré la persistance de certains obstacles, tels que les coûts élevés des licences, ainsi que les défis liés à la stagnation du marché du travail et à l’expansion du secteur informel.
Cette amélioration est également liée à la nouvelle charte de l’investissement, qui vise à renforcer le rôle du secteur privé, le gouvernement ayant pour objectif de porter sa contribution à l’investissement à deux tiers du total d’ici à 2035. Des incitations financières allant jusqu’à 30 % de la valeur des projets, en particulier ceux qui créent des emplois ou investissent dans des secteurs d’avenir tels que les énergies renouvelables et la technologie numérique, ont également été introduites.
Dans le même ordre d’idées, les centres régionaux d’investissement ont contribué à accélérer le processus d’octroi de licences, facilitant ainsi le lancement de projets et leur transformation en réalités économiques tangibles.
Diversification économique et perspectives de croissance
Le Maroc s’efforce de réduire sa dépendance à l’égard de l’agriculture et du phosphate en développant des industries modernes, notamment l’hydrogène vert, qui devrait faire du pays un acteur important du marché de l’énergie vers l’Europe, avec des investissements pouvant atteindre 35 milliards de dollars.
Les industries automobile et aérospatiale ont également émergé en tant que locomotives de l’exportation, bénéficiant de la tendance des entreprises européennes à délocaliser leur production dans les régions voisines. Cette évolution s’inscrit dans le cadre du programme « Maroc numérique 2030 », qui vise à former 100 000 jeunes par an dans les domaines de la technologie et de l’intelligence artificielle.
Des défis à relever malgré les progrès accomplis
Malgré ces indicateurs positifs, plusieurs défis subsistent, notamment la prédominance du secteur informel, qui emploie environ 70 % de la main-d’œuvre sans protection sociale. Le chômage reste élevé, en particulier chez les jeunes et les femmes, et l’intégration des travailleurs qualifiés sur le marché du travail laisse à désirer.
En outre, la législation du travail reste relativement complexe, ce qui augmente le coût du recrutement et limite les possibilités d’emploi, malgré quelques réformes récentes.
En revanche, le Le Maroc a maintenu une stabilité économique remarquable, avec un taux d’inflation faible, compris entre 1 et 2 %, et un effort pour réduire le déficit budgétaire à 3 % du PIB d’ici à 2026, ce qui a renforcé la confiance des institutions internationales.



