Trump exclut de prolonger la trêve avec l’Iran et la lie à un accord final

Le président américain Donald Trump a intensifié sa rhétorique à l’égard de l’Iran, affirmant lundi (20 avril) qu’une prolongation de deux semaines du cessez-le-feu existant semblait « très improbable » si un accord de paix entre Washington et Téhéran n’était pas conclu avant l’expiration du délai.
Dans une déclaration à Bloomberg, M. Trump a souligné que les chances de prolonger la trêve restaient très faibles si aucun accord n’était conclu avant son expiration, ajoutant que le détroit d’Ormuz resterait fermé jusqu’à ce qu’un règlement définitif soit trouvé.
Dans un contexte connexe, le président américain a révélé que son adjoint, G. D. Vance, se rendra au Pakistan dans la journée pour reprendre un nouveau cycle de négociations, qui débutera officiellement mardi.
M. Trump a clairement indiqué qu’il n’avait pas l’intention d’accepter un règlement qui ne répondrait pas aux conditions des États-Unis, déclarant : « Je ne permettrai pas que nous soyons forcés à conclure un mauvais accord : « Je ne permettrai pas qu’on nous force à conclure un mauvais accord. Nous disposons de tout le temps nécessaire.
Lors d’un autre entretien téléphonique avec PBS, M. Trump est allé plus loin, avertissant que si les États-Unis ne répondaient pas à leurs exigences d’ici mercredi soir, il y aurait une escalade militaire directe, affirmant que « les bombes commenceront à tomber » sur l’Iran.
Interrogé sur l’essence de l’accord recherché par Washington, il a résumé sa position en une déclaration claire : « Pas d’armes nucléaires. C’est très simple.
M. Trump a annoncé dimanche qu’une délégation américaine se rendrait au Pakistan lundi pour entamer de nouveaux pourparlers avec l’Iran, laissant entendre que l’infrastructure iranienne pourrait être détruite si ces efforts échouaient.
Il a également accusé Téhéran de violer le cessez-le-feu, qui doit expirer dans trois jours, en menant les attaques de samedi dans le détroit d’Ormuz.
Le précédent cycle de négociations, qui s’est tenu à Islamabad sous la présidence du vice-président américain G. D. Vance, s’est achevée le 12 avril sans résultat.
Alors que le blocus américain de ses ports se poursuit, l’Iran a annoncé samedi qu’il reprenait le « contrôle » du détroit d’Ormuz, après être revenu sur sa décision de rouvrir cette voie maritime vitale, par laquelle transite normalement environ un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz.



