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L’Ouganda fait ses adieux au capitaine du SC Villa dans les larmes… Une étoile montante assassinée avant d’avoir pu fêter l’anniversaire de son fils

Jeudi, à Kampala, la capitale ougandaise, une messe d'adieu émouvante a été célébrée à l'église catholique Saint-Pierre, dans le quartier de Nyasimba, en hommage au footballeur David Oweri, capitaine du SC Villa, décédé mercredi à l’âge de 27 ans des suites de blessures graves subies lors d’une violente agression.

Sa famille, ses amis et ses coéquipiers, ainsi qu'un certain nombre de supporters, étaient présents pour faire leurs adieux au joueur disparu dans une ambiance de deuil. Beaucoup ont fondu en larmes lorsque le cercueil, entouré des joueurs de son club, a fait son entrée.

Oubin Ouwori, le frère cadet de David, a déclaré à l’Agence France-Presse en marge de la messe : « Mon frère était dévoué à sa carrière (…) Il consacrait tout son temps au football et nous pensions qu’un avenir meilleur l’attendait. C’est triste de ne pas pouvoir voir cet avenir se réaliser. »

Asan Kasengi, porte-parole du SC Villa, le club le plus titré d’Ouganda, a précisé que David Oweri avait été victime mardi soir « d’une embuscade tendue par des criminels alors qu’il rentrait chez lui, au cours de laquelle il a été grièvement blessé ».

Le joueur a été transporté à l’hôpital, mais il est décédé mercredi, a annoncé son club, qui a qualifié cet événement, dans un communiqué officiel, d’« acte absurde » privant le club et le pays d’un « capitaine dévoué et d’un sportif prometteur », tout en affirmant que ce crime ne devait pas rester impuni.

Au cours de la messe, le père Lawrence Smoso a déclaré depuis l’autel : « Nous remercions Dieu de nous avoir donné David dans nos vies. »

De son côté, Arnold Odong, vice-capitaine du SC Villa, a raconté qu’Owori lui avait parlé sur le terrain d’entraînement quelques heures seulement avant l’agression, exprimant son impatience de rentrer chez lui pour fêter l’anniversaire de son fils.

Devant l’assemblée, Odong a déclaré : « Malheureusement, il n’a jamais pu rentrer chez lui pour fêter l’anniversaire de son fils. »

Il a ajouté : « Je sais très bien que, là où il se trouve maintenant, dans son cœur, il nous regarde et n’attend pas de nous que nous nous lamentions et pleurions (…), mais que nous respections l’héritage qu’il a laissé derrière lui. »

Le décès de David Oweri survient seulement deux mois après le meurtre du joueur international de rugby ougandais Sydney Gongodio, également âgé de 27 ans, qui avait été attaqué par une foule en colère après avoir été accusé d’avoir volé le sac d’une femme.

Cet incident met une nouvelle fois en lumière la gravité de la violence de rue en Ouganda, alors que le sport local a perdu en peu de temps deux jeunes talents qui avaient un avenir prometteur.

Karim Boukhris

بوقريس كريم صحفي متخصص في كرة القدم، ويملك خبرة تمتد لسبع سنوات في مجال الصحافة الرياضية المغربية. تعاون مع وسائل إعلام مثل "لو ماتان سبور"، "أطلس فوت" و"راديو ماروك سبور"، وينشر تحليلات تكتيكية وتقارير معمقة حول كرة القدم المغربية، مع تركيز خاص على المنتخبات الوطنية.

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