Ceuta s’obstine à renvoyer les mineurs au Maroc malgré le projet de transfert de 500 d’entre eux vers l’Espagne

Après que le ministère espagnol de la Jeunesse et de l'Enfance a annoncé son intention de transférer environ 500 mineurs étrangers non accompagnés de Ceuta vers la péninsule ibérique, le gouvernement de la ville a réitéré mercredi sa demande de renvoi au Maroc de toutes les personnes entrées illégalement fin juillet, y compris les mineurs.
Les autorités de Ceuta estiment que la mise en œuvre de ces renvois contribuerait à rétablir une situation normale et à éviter que la crise actuelle ne se transforme en une pression permanente sur les infrastructures et les services publics, alors que le système de protection de l’enfance souffre d’une grave surpopulation.
Ceuta s’en tient à l’option du rapatriement vers le Maroc
Le gouvernement local a indiqué que la Commission européenne, par la voix de son porte-parole Markus Lamert, avait exprimé son soutien au rapatriement des personnes en situation irrégulière à Ceuta, y compris les mineurs.
Elle a également souligné que leur renvoi vers le Maroc restait sa principale revendication depuis le début de la crise, précisant que cette position avait, selon elle, reçu le soutien de plusieurs membres du gouvernement espagnol lors de leurs visites dans la ville.
Les centres d’accueil sont surchargés, leur capacité étant dépassée de plusieurs dizaines de fois
Selon les chiffres du gouvernement de Ceuta, la capacité d’accueil normale des centres d’accueil pour mineurs ne dépasse pas 29 places, alors que la ville prend actuellement en charge environ 1 350 mineurs.
Cela signifie que le nombre de mineurs pris en charge dépasse de près de 47 fois la capacité initiale des centres d’accueil, ce qui met le système de protection sociale de la ville sous une pression considérable.
Des structures provisoires pour faire face à la surpopulation
Les autorités locales affirment avoir mobilisé toutes les ressources disponibles et mis en place des installations provisoires ainsi que des structures d’urgence afin d’assurer l’accueil et la prise en charge des mineurs face à cette forte augmentation de leur nombre.
Toutefois, le gouvernement de Ceuta insiste sur le fait que la résolution de la crise ne peut reposer uniquement sur une augmentation continue et illimitée des capacités d’accueil, estimant que la mise en place de solutions durables, au premier rang desquelles le rapatriement des arrivants vers le Maroc, reste indispensable pour alléger la pression sur la ville.



