La marche rapide réduit de 43 % le risque de troubles du rythme cardiaque

Une nouvelle étude menée par une équipe de chercheurs de l’université de Glasgow a conclu que les personnes qui marchent à un rythme soutenu sont nettement moins exposées aux troubles du rythme cardiaque que celles qui marchent lentement, et que cet avantage est particulièrement évident dans le cas de la fibrillation auriculaire, l’un des troubles du rythme cardiaque les plus courants.
Les chercheurs se sont appuyés sur les données de 420 925 participants issus de la banque biologique britannique et ont tiré leurs informations sur la vitesse de marche à partir de questionnaires dans lesquels les participants évaluaient eux-mêmes leur rythme. L’équipe a classé les rythmes de marche en trois catégories : une marche lente à une vitesse inférieure à 4,8 km/h, un rythme modéré compris entre 4,8 et 6,4 km/h, et une marche rapide dépassant 6,4 km/h.
Au cours des 13 années de suivi, des troubles du rythme cardiaque ont été diagnostiqués chez environ 36 574 participants, notamment une fibrillation auriculaire, une bradycardie et des arythmies ventriculaires. Ces troubles résultent d’un dysfonctionnement des signaux électriques qui contrôlent le fonctionnement du cœur et, sans traitement approprié, peuvent augmenter le risque d’accident vasculaire cérébral, d’insuffisance cardiaque et d’arrêt cardiaque.
Une allure plus rapide signifie un risque moindre
La comparaison a révélé des différences nettes en fonction de la vitesse de marche : le risque de troubles du rythme cardiaque a diminué de 35 % chez les marcheurs à rythme modéré et de 43 % chez ceux qui marchaient rapidement, par rapport aux participants qui marchaient lentement. L’effet était encore plus marqué dans le cas de la fibrillation auriculaire : le risque de développer cette affection, caractérisée par des contractions irrégulières et souvent excessivement rapides des deux cavités supérieures du cœur, a diminué de 46 % chez les participants les plus rapides.
Une analyse complémentaire a également montré que la marche pendant des durées plus longues, à un rythme modéré ou rapide, était associée à une réduction du risque de 27 %. Ces résultats ont été publiés dans la revue *Heart* ; selon les chercheurs, ils confirment les bienfaits pour la santé d’une marche plus rapide et la nécessité de l’intégrer dans les recommandations en matière d’activité physique.
Pourquoi la marche rapide est-elle bénéfique pour le cœur ?
L’équipe estime que cet effet positif est probablement dû à la réduction de l’inflammation et du risque d’obésité, deux facteurs associés aux troubles du rythme cardiaque. Les chercheurs ont déclaré : « Cette étude est la première à examiner les mécanismes sous-jacents au lien entre la cadence de marche et les troubles du rythme cardiaque ; elle apporte également des preuves que des facteurs métaboliques et inflammatoires pourraient jouer un rôle : une marche plus rapide réduit le risque d’obésité et d’inflammation, ce qui diminue à son tour la probabilité de développer une arythmie ».
Ainsi, une simple promenade pourrait constituer un moyen accessible de préserver la santé cardiaque, car les bienfaits ne se limitent pas à la pratique régulière de la marche, mais incluent également l’augmentation progressive de la cadence en fonction des capacités physiques de chacun.



