La carence en vitamine D est plus grave que vous ne le pensez… Un médecin dévoile les groupes les plus exposés et les complications cachées

Le Dr Ilya Barsukov, endocrinologue, a mis en garde contre le fait de sous-estimer l’importance de la vitamine D, soulignant qu’elle n’est pas seulement liée à la santé osseuse, mais qu’elle joue également un rôle essentiel dans le renforcement du système immunitaire, le maintien de la force musculaire et le bon fonctionnement des fonctions cognitives.
Le médecin a expliqué que, historiquement, l’intérêt porté à la vitamine D était principalement lié à la prévention du rachitisme chez les enfants et à la réduction du risque d’ostéoporose chez les personnes âgées. Cependant, les recommandations médicales récentes envisagent désormais cette vitamine sous un angle plus large, en raison de son implication dans un certain nombre de fonctions vitales de l’organisme.
Les nouvelles recommandations cliniques préconisent de contrôler le taux de vitamine D chez certaines catégories de personnes, notamment les personnes âgées, les patients atteints de maladies osseuses, les personnes souffrant de troubles endocriniens, les personnes en surpoids et les patients atteints d’insuffisance rénale chronique.
Parmi les groupes pour lesquels il est recommandé de surveiller les taux de cette vitamine figurent les femmes enceintes et allaitantes, les personnes à la peau foncée, ainsi que celles qui prennent certains médicaments susceptibles d’influencer son absorption ou ses taux dans l’organisme.
Il ajoute : « Il est apparu par la suite que la vitamine D avait des effets allant au-delà de la santé osseuse, puisqu’elle joue un rôle dans le renforcement du système immunitaire, la santé musculaire et les fonctions cognitives. Ces données ont servi de base à l’élargissement des recommandations la concernant, et les nouvelles directives visent à distinguer les cas dans lesquels son dosage doit être intégré aux examens médicaux de routine de ceux où il est réalisé à la demande du patient. »
M. Barsukov a souligné que la prévalence de la carence en vitamine D est étroitement liée à la situation géographique, car sa principale source réside dans sa synthèse par la peau sous l’effet des rayons ultraviolets.
C’est pourquoi les habitants des régions et des pays qui ne bénéficient pas d’un ensoleillement suffisant tout au long de l’année sont plus exposés à une carence en cette vitamine, notamment pendant les saisons où l’ensoleillement est moindre ou lorsqu’ils passent la majeure partie de leur temps à l’intérieur.
Il précise : « L’ergocalciférol (D2) et le cholécalciférol (D3) diffèrent par leur composition chimique, mais le cholécalciférol est plus largement utilisé dans la pratique médicale. Ces deux formes régulent le métabolisme du calcium. Les doses préventives varient entre 1 000 et 2 000 unités internationales par jour, tandis que les doses thérapeutiques sont plus élevées et sont déterminées en fonction des résultats des analyses.
Lorsque les doses préventives sont respectées, le risque d’effets indésirables est minime. En revanche, des effets toxiques, tels qu’une élévation du taux de calcium dans le sang, peuvent apparaître si la concentration en vitamine D dépasse 150 nanomoles/litre pendant une période prolongée. C’est pourquoi les doses élevées doivent être administrées sous surveillance médicale, en tenant compte des pathologies associées, telles que l’hyperthyroïdie, dans laquelle le taux de calcium augmente naturellement.
Le médecin a souligné que la vitamine D est indispensable à l’absorption du calcium, ce qui fait que les recommandations la concernant sont directement liées à celles relatives à l’apport en calcium.
Cependant, l’apport en calcium ne remplace pas la vitamine D, et inversement, car l’organisme a besoin d’un équilibre entre les deux pour préserver la santé des os et des muscles, ainsi que les fonctions vitales qui y sont associées.
Cet avertissement souligne l’importance de ne pas prendre de doses élevées de vitamine D de manière inconsidérée, mais de se contenter d’un examen médical afin de déterminer les besoins réels en compléments alimentaires, en particulier chez les groupes les plus exposés à une carence ou à des complications.



