La flambée des prix des carburants étouffe le transport routier… Les professionnels réclament une quatrième aide avant l’effondrement

Le Syndicat national marocain du secteur du transport routier de marchandises a réitéré sa demande auprès du gouvernement pour le versement d'une quatrième tranche d'aide au carburant, alors que le prix du gazole reste supérieur au seuil de 14 dirhams le litre, estimant que les professionnels du transport sont confrontés à une pression financière croissante qui menace la pérennité de leurs activités.
Dans un communiqué publié avant la dernière hausse des prix des carburants, le syndicat a critiqué ce qu’il a qualifié de non-respect par le gouvernement de son engagement à maintenir le prix du gazole en dessous de 12 dirhams le litre, accusant les autorités de revenir sur les promesses qu’elles avaient faites aux professionnels.
L’organisation syndicale a réclamé le versement d’une quatrième tranche d’aide financière couvrant les mois de juin et juillet, avertissant que le retard dans le versement de cette aide poussait un certain nombre d’entreprises, de professionnels et de salariés du secteur « au bord de la faillite ».
Le syndicat a ajouté que certains professionnels avaient déjà quitté le pays à la recherche de meilleures opportunités, tandis que d’autres envisagent d’émigrer ou d’abandonner définitivement le métier du transport, en raison de la hausse des coûts et de la diminution de leur capacité à faire face aux dépenses.
Mustapha El-Karkouri, secrétaire général du Syndicat national du secteur du transport routier de marchandises, a déclaré à Hespress que les syndicats du transport suivaient de près la récente hausse des prix des carburants et la condamnaient fermement.
El Qargouri a accusé le gouvernement d’ignorer les revendications du secteur, notamment en ce qui concerne le versement immédiat des aides pour les mois de juin et juillet, aides qui, selon le syndicat, faisaient partie des engagements pris envers les professionnels du transport.
Il a ajouté : « Le gouvernement, par la voix du ministre délégué chargé du Budget, Fawzi Lakjaâ, s’était engagé à ce que les professionnels du transport bénéficient d’une aide financière dès que le prix du gazole dépasserait 12 dirhams le litre. Les prix étant aujourd’hui bien supérieurs à ce seuil, le gouvernement est tenu de respecter son engagement et de verser les aides mensuelles pour juin et juillet ».
Le responsable syndical a imputé à la gouvernement la responsabilité de la détérioration de la situation du secteur, soulignant que la hausse des coûts d’exploitation rendait de plus en plus difficile la poursuite de l’activité pour un certain nombre de transporteurs.
Il a précisé qu’un certain nombre de chauffeurs ont choisi d’émigrer à la recherche de meilleures conditions de travail, tandis que d’autres envisagent de quitter définitivement la profession et de chercher d’autres sources de revenus.
Ces revendications interviennent alors que les prix des carburants ont connu une nouvelle hausse, ajoutant un dirham au prix du litre, ce qui a accentué la pression sur le secteur des transports au Maroc, en particulier le transport routier de marchandises.
Les professionnels affirment que la poursuite de la hausse des coûts, en l’absence d’une intervention claire du gouvernement, risque d’aggraver la crise du secteur et de pousser davantage d’acteurs à cesser leur activité ou à quitter le marché.



