La NASA lance un projet d’intelligence artificielle pour filtrer les données des télescopes spatiaux

L'agence spatiale américaine « NASA » a annoncé le lancement d’un nouveau projet s’appuyant sur les technologies d’intelligence artificielle afin d’améliorer le traitement des données provenant des télescopes spatiaux, dans le but d’accroître la précision des observations et de soutenir les recherches liées à l’expansion de l’univers et à l’énergie noire.
Ce projet, baptisé « Artifact InSPECtor », et s'appuie, à ce stade, sur des données réelles collectées par le télescope spatial « Euclid », dans le but d'entraîner les outils d'intelligence artificielle à détecter les signaux erronés et les défauts susceptibles de se glisser dans les images et les données astronomiques, puis contribuer à les éliminer.
La NASA a précisé que ces anomalies peuvent apparaître pour diverses raisons, notamment la réflexion de la lumière à l’intérieur de la structure du télescope, l’impact des rayons cosmiques sur les instruments d’observation, ainsi que certains effets liés aux caméras et aux composants électroniques utilisés pour la collecte des données.
Distinguer les objets réels des anomalies
Des techniques d’intelligence artificielle sont actuellement utilisées pour aider à distinguer ces défauts des objets astronomiques réels, tels que les étoiles et les galaxies, ce qui revêt une importance capitale, car toute erreur de classification pourrait compromettre la précision des résultats scientifiques tirés des observations.
Ce nouveau projet se concentre sur le développement et l’amélioration des instructions données aux systèmes d’intelligence artificielle, ce qui leur permettra d’identifier les anomalies avec une plus grande précision et de réduire le risque de les confondre avec de véritables phénomènes astronomiques.
Cette approche devrait contribuer à accélérer le traitement des énormes quantités de données produites par les télescopes modernes, tout en améliorant la qualité des informations sur lesquelles s’appuient les scientifiques pour étudier la structure et l’évolution de l’univers.
Les données de « Roman » rejoindront le projet en 2027
Le projet devrait s’étendre à partir du début de l’année 2027 pour inclure les données du télescope télescope spatial « Nancy Grace Roman » de la NASA, en plus des données fournies par le télescope « Euclid » de l’Agence spatiale européenne.
La combinaison des données de ces deux télescopes offrira aux chercheurs davantage de possibilités d’améliorer leurs outils d’analyse et de comparer les résultats d’observation, notamment dans les études portant sur le taux d’expansion de l’Univers et l’énergie noire, qui comptent parmi les sujets les plus mystérieux de la cosmologie moderne.
La NASA espère que le recours à l’intelligence artificielle contribuera à améliorer l’efficacité des processus de tri et d’analyse, afin que les scientifiques puissent se concentrer davantage sur les signaux présentant un intérêt scientifique et réduire le temps nécessaire au traitement des données bruitées ou imprécises.



