Le Maroc rétablit les droits temporaires sur les importations de blé tendre pour soutenir la production locale
Le Maroc a temporairement rétabli les droits d’importation sur le blé tendre destiné à la consommation alimentaire, une décision qui coïncide avec les prévisions d’une des meilleures récoltes de céréales de ces dernières années.
Cette décision a été prise à la suite de l’amélioration des précipitations, qui a permis de relever les prévisions officielles pour la récolte de céréales à environ 9 millions de tonnes pour cette saison.
Par cette mesure, le gouvernement cherche à encourager les meuniers à acheter du blé aux agriculteurs marocains, au lieu de dépendre des importations, assurant ainsi un soutien direct à la production nationale pendant la période de récolte.
Le nouveau système est basé sur deux phases. Au cours de la première phase, de juin à juillet, un droit d’importation total allant jusqu’à 170 % sera appliqué, ce qui créera une barrière aux importations de blé tendre et donnera la priorité aux producteurs locaux sur le marché national.
La deuxième phase débutera le 1er août, date à laquelle les droits d’importation seront à nouveau suspendus et ramenés à zéro, afin de garantir la flexibilité de l’offre et d’éviter toute pression potentielle sur le marché au cours des périodes suivantes.
La décision de réintroduire les droits de douane fait partie d’un programme plus large visant à soutenir les revenus des agriculteurs et à renforcer le marché national des céréales, en particulier à la lumière d’une saison agricole prometteuse après des années de fluctuations climatiques qui ont affecté la production.
Le gouvernement estime que cette mesure constitue un équilibre entre la protection des agriculteurs marocains pendant la période de commercialisation, tout en maintenant la stabilité du marché et en assurant la disponibilité des approvisionnements.
Si les producteurs locaux bénéficient de droits plus élevés pendant la saison des récoltes, la possibilité de revenir à des importations en franchise de droits après le mois d’août est un mécanisme qui permet d’éviter toute pénurie de l’offre ou toute hausse excessive des prix.
Cette approche souligne la volonté des autorités de renforcer la souveraineté alimentaire du Royaume en soutenant la production locale et en réduisant la dépendance vis-à-vis de l’étranger, sans compromettre les équilibres du marché intérieur.



