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Washington et Téhéran au bord d’une escalade… L’expiration du délai de 60 jours enterre les espoirs d’un accord

Ce lundi 17 août a marqué la fin officielle de la période de 60 jours prévue par le protocole d'accord signé mi-juin entre les États-Unis et l'Iran, sans qu'un règlement ni un accord de paix définitif n'aient été conclus entre les deux parties.

Cet accord-cadre, signé grâce à la médiation du Pakistan, visait à instaurer une trêve ouvrant la voie à des négociations sur le programme nucléaire iranien, à lever les sanctions économiques et à garantir la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz.

Cependant, la voie diplomatique n’a abouti à aucune avancée depuis la signature du protocole d’accord. Au contraire, les points sur lesquels un accord avait été trouvé n’ont pas été pleinement respectés, ce qui a exacerbé les tensions entre Washington et Téhéran.

L’Iran avait rouvert le détroit d’Ormuz dans le cadre de l’accord, mais cette mesure n’a duré que moins de trois semaines, plus précisément du 18 juin au 8 juillet. Par la suite, Téhéran a de nouveau fermé ce passage maritime stratégique, ce à quoi les États-Unis ont réagi en imposant un nouveau blocus sur les ports iraniens le 14 juillet.

Depuis le mois dernier, Washington et Téhéran considèrent que le protocole d’accord a perdu toute validité pratique, bien que le Pakistan continue de tenter de ramener les deux parties à la table des négociations. Toutefois, les pourparlers directs restent pour l’instant totalement gelés.

Vendredi, Washington a menacé d’imposer un « isolement économique » sans précédent à l’Iran, avec de nouvelles mesures prévues dès cette semaine, qui s’ajoutent au blocus maritime imposé aux ports iraniens.

Le ministre américain des Finances, Scott Bessent, avait précisé que « la stratégie américaine repose sur deux volets parallèles, alliant le renforcement de l’isolement économique imposé à l’Iran et le blocus maritime visant le trafic maritime iranien dans le détroit d’Ormuz, ce qui empêchera toute entrée ou sortie de marchandises des ports iraniens ».

De son côté, le vice-président américain, J. D. Vance, a affirmé que le « premier objectif » des États-Unis face à l’Iran était de « garantir que le pétrole et l’essence restent bon marché pour les Américains », tandis que le « deuxième objectif » consiste à « garantir que l’Iran ne se dote en aucun cas de l’arme nucléaire ».

Cette escalade économique intervient à un moment où les voies diplomatiques semblent pratiquement fermées, Washington et Téhéran campant chacun sur leurs positions concernant la réouverture du détroit d’Ormuz.

Le président américain Donald Trump avait récemment déclaré, dans une interview accordée à la chaîne « Fox News », que le détroit d’Ormuz serait rouvert « très bientôt, sinon ils subiront un coup très dur ».

À l’expiration du délai de 60 jours sans accord, la crise entre les États-Unis et l’Iran entre dans une phase plus délicate, où les chances d’un règlement diplomatique s’amenuisent au profit d’un durcissement du discours sur les sanctions, le blocus et les menaces directes.

Karim Boukhris

بوقريس كريم صحفي متخصص في كرة القدم، ويملك خبرة تمتد لسبع سنوات في مجال الصحافة الرياضية المغربية. تعاون مع وسائل إعلام مثل "لو ماتان سبور"، "أطلس فوت" و"راديو ماروك سبور"، وينشر تحليلات تكتيكية وتقارير معمقة حول كرة القدم المغربية، مع تركيز خاص على المنتخبات الوطنية.

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