Économie et affaires

Le Maroc alloue 1,8 milliard de dollars à la modernisation des transports urbains avec le soutien de la Banque mondiale

Le Maroc s’apprête à lancer un vaste programme de développement des transports urbains, en partenariat avec la Banque mondiale, afin d’améliorer les services de mobilité dans les grandes et moyennes villes, dans le cadre d’une vision qui répond aux transformations urbaines et économiques en cours dans le Royaume.

Dans ce contexte, un premier financement de 350,88 millions de dollars est mobilisé par la Banque mondiale dans le cadre d’un programme gouvernemental plus global estimé à 1,8 milliard de dollars, qui vise à améliorer la qualité et la couverture des transports urbains, à renforcer les institutions de contrôle du secteur et à améliorer l’accès de la population aux opportunités d’emploi et aux services de base.

Ce nouveau projet fait suite au soutien apporté à la modernisation du centre de mobilité du Grand Casablanca en 2025, alors que le Maroc et la Banque mondiale se préparent à passer à une phase plus importante impliquant un certain nombre de villes principales et secondaires.

Le programme repose sur plusieurs piliers clés, principalement l’élargissement de l’accès à des services de bus de qualité grâce à l’acquisition et au déploiement d’une nouvelle flotte, ainsi que des équipements et systèmes qui l’accompagnent, notamment en ce qui concerne la billetterie électronique et la gestion de la flotte, en plus de la modernisation des systèmes de gestion du trafic et de l’adoption de solutions numériques en matière de billetterie et de tarification intégrée. Ce volet vise à faciliter le déplacement des citoyens vers les opportunités d’emploi et les services sociaux en améliorant l’offre, le nombre de voyages et la couverture locale au sein des communautés urbaines concernées, ainsi qu’en modernisant les systèmes de gestion du trafic et en adoptant des solutions numériques en matière de billetterie et de tarification intégrée.

Le programme comprend également le développement de nouveaux corridors de mobilité urbaine, notamment par le biais de projets de transport rapide par autobus (BRT), afin d’améliorer la vitesse de déplacement, la régularité du service, la sécurité et le confort, tout en réduisant les coûts pour les utilisateurs.

Parmi les projets prévus entre 2025 et 2030 figurent quatre lignes de bus rapides dans l’agglomération de Rabat, d’une longueur de près de 50 kilomètres, une ligne de 20 kilomètres à Tanger et une ligne d’une longueur similaire à Marrakech. D’autres projets à moyen terme ont également été identifiés, notamment des systèmes de transport en commun rapide et des services ferroviaires de banlieue dans un certain nombre de grandes agglomérations urbaines.

Ce programme ne se limite pas à l’aspect technique et infrastructurel, mais comprend également un volet institutionnel axé sur le renforcement des capacités des acteurs aux niveaux central et local, la création et l’activation d’agences de mobilité urbaine, l’élaboration de plans de mobilité et l’amélioration des mécanismes de financement du secteur.

Cette tendance s’inscrit dans un contexte où le Maroc connaît une croissance urbaine rapide, avec plus de 60 % de la population vivant actuellement dans les villes, un pourcentage qui devrait dépasser 70 % d’ici 2050. Les villes jouent un rôle central dans l’économie nationale, car elles concentrent une grande partie du PIB, des investissements et des opportunités d’emploi, mais elles sont également confrontées à des défis croissants liés aux services, à la mobilité et à l’inclusion économique.

Karim Boukhris

بوقريس كريم صحفي متخصص في كرة القدم، ويملك خبرة تمتد لسبع سنوات في مجال الصحافة الرياضية المغربية. تعاون مع وسائل إعلام مثل "لو ماتان سبور"، "أطلس فوت" و"راديو ماروك سبور"، وينشر تحليلات تكتيكية وتقارير معمقة حول كرة القدم المغربية، مع تركيز خاص على المنتخبات الوطنية.

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