Au Maroc, les voitures de police intelligentes utilisent l’intelligence artificielle pour traquer les suspects

La Direction générale de la sûreté nationale au Maroc a présenté deux nouvelles voitures de patrouille intelligentes, qui s’appuient sur des technologies d’intelligence artificielle (IA) pour détecter plus rapidement les infractions et les soupçons et soutenir les interventions policières en temps réel.
Les deux véhicules, baptisés « Aman » et « Madar », sont présentés dans le cadre des Journées Portes Ouvertes de la Sûreté Nationale à Rabat, qui se poursuivent jusqu’au 22 mai.
Les deux véhicules ont été développés par les ingénieurs de la DGSN pour transformer les patrouilles de police en unités de surveillance mobiles capables de suivre leur environnement en déplacement.
La voiture Aman est équipée de caméras grand angle et d’un petit drone qui peut être lancé depuis le toit du véhicule, même lorsque celui-ci est en mouvement. Elle s’appuie sur l’intelligence artificielle pour lire les plaques d’immatriculation et détecter en temps réel les véhicules volés ou suspects, avec une précision pouvant atteindre 95 %.
Le véhicule peut également aider à identifier les personnes d’intérêt et envoyer des alertes instantanées aux centres de commandement, ce qui permet une intervention plus rapide et mieux coordonnée.
Le véhicule Madar est conçu pour transformer une voiture de police ordinaire en un système de surveillance à 360 degrés. Il s’appuie sur une bande lumineuse spéciale dotée de caméras qui couvrent différentes directions autour du véhicule, ce qui permet de minimiser les angles morts lors des interventions sur le terrain.
Madar utilise les mêmes technologies qu’Aman, notamment la reconnaissance faciale et la lecture des plaques d’immatriculation. Les policiers peuvent le connecter à l’application Smart.VIEWER, qui leur permet de coordonner les interventions et de suivre les données en temps réel.
Les deux véhicules s’appuient sur des systèmes d’intelligence artificielle spécialement formés à la lecture des plaques d’immatriculation marocaines et sont reliés aux bases de données de la sécurité nationale, ce qui permet une vérification rapide des véhicules et des personnes d’intérêt.
Les données sont traitées à l’intérieur même du véhicule grâce à ce que l’on appelle l’informatique périphérique, ce qui signifie que le système peut analyser les informations et prendre des décisions en temps réel, sans avoir à envoyer d’abord toutes les données à des serveurs externes.
Lorsqu’une correspondance est détectée, les données cryptées sont envoyées directement au centre de commandement central, où elles apparaissent sur les tableaux de bord utilisés par les équipes de police pour coordonner l’intervention.
Avec cette initiative, le Maroc rejoint une liste croissante de pays qui s’appuient sur l’intelligence artificielle dans le travail de sécurité. À Dubaï, la police utilise des voitures intelligentes équipées de drones et de systèmes de reconnaissance automatique, tandis que la Chine a introduit des véhicules de sécurité autonomes et des robots dans certaines villes.
Aux États-Unis, les technologies de l’IA sont principalement utilisées dans des systèmes distincts, alors que certains États ont commencé à tester des plateformes plus intégrées pour soutenir le travail de la police sur le terrain.



